Touteconscience est conscience de quelque chose. Cette phrase de Edmund Husserl contient 7 mots. Il s'agit d'une citation trĂšs courte. Dicocitations le dictionnaire des citations. 200 000 citations proverbes et dictons. Chaque citation exprime les opinions de son auteur et
Xaraxass "Comme je l'ai dis je peux trĂšs bien fermer les yeux et ne penser Ă  rien, ni Ă  une maison ni Ă  rien. RĂ©trospectivement je sais que lorsque je ne pense Ă  rien j'existe toujours et je sens mon corps, mais sur le moment je ne me dis pas que j'existe ni mĂȘme que je ressens quelque chose car je ne mĂšne aucune rĂ©flexion. C'est de la mĂ©ditation en quelque sorte" Je commence par une dĂ©finition formelle d'un terme que tu as mal compris. Quand j'utilise le verbe rĂ©flĂ©chir ou le substantif rĂ©flexion le fait de rĂ©flĂ©chir dans le champs lexical de la conscience, c'est au mĂȘme titre que l'action du miroir qui te donne une image de toi, ce qui renvoie la conscience Ă  ce qui est capable de reprĂ©senter. Donc, il ne s'agit pas de rĂ©flĂ©chir au sens de raisonner. Dans ton rĂ©cit, je note trois actions 1/ tu fermes les yeux. 2/ tu affirmes "j'existe toujours". 3/ tu sens ton corps. Tu fermes les yeux. Cela signifie juste que tu ne perçois pas de lumiĂšre. Ta conscience traduit cela sur le plan perceptif par de l'obscuritĂ©. Tu penses au moins Ă  l'obscuritĂ© qui t'apparaĂźt Ă  la clĂŽture de tes paupiĂšres. L'absence de lumiĂšre est aussi une donnĂ©e Ă  reprĂ©senter pour la conscience. Il suffit que tu tournes tes yeux fermĂ©s vers la source de lumiĂšre pour voir l'obscuritĂ© rougeoyer sous l'effet de la lumiĂšre sur tes paupiĂšres closes, ce qui signifie que lĂ  encore ta conscience est active et reçoit des donnĂ©es Ă  traiter. Puis, tu Ă©cris "j'existe toujours". Ceci est dĂ©jĂ  un jugement qui relĂšve de la conscience de soi. Affirmer ceci, c'est dĂ©jĂ  avoir quittĂ© la conscience de l'obscuritĂ© pour rĂ©flĂ©chir cette conscience qui fait apparaĂźtre l'obscuritĂ©. Garde seulement cette opĂ©ration Ă  l'esprit. Tu Ă©cris ensuite "je sens mon corps". Ceci est dans la continuitĂ© de la conscience de l'obscuritĂ©. [Il y a des sensations corporelles certainement de la chaleur, de la moiteur, des sensations tactiles et de pesanteur, le souffle qui parcourt qui se ressent dans le haut l'Ɠsophage et traverse ta bouche, la centralitĂ© du ventre et les battements presque sourds du cƓur.] Toute cette description que j'ai fait moi-mĂȘme, je me suis mis Ă  l'Ă©coute des sensations internes Ă  mon corps, je me concentrais pour dĂ©terminer cela. Tu notes quand dans ma description, j'ai Ă©cris "il y a" et non "je perçois" par souci de cohĂ©rence. Outre la capacitĂ© de reprĂ©sentation, la conscience peut se dĂ©finir aussi par une attention aigĂŒe. Si je veux sentir mon corps, toute mon attention va se focaliser sur ces sensations. Durant cette recherche de sensation, je ne me prĂ©occupe pas de moi mais des sensations presque comme un objet pur, ce sont elles le centre de ma conscience. Ce que je vise devant moi, c'est [chaleur], [moiteur], [poids], [souffle], [organes du ventre], [battement du cƓur]. La conscience assimile son contenu Ă  la chaleur, Ă  la moiteur, au poids, au souffle, au battement du cƓur. Mais qui est-ce reprĂ©sente tout cela ? Ce n'est que la conscience d'objets de sensations. C'est cette conscience qui te font dire "il fait chaud, c'est moite, il souffle" Ce paragraphe traite donc de la conscience qui est conscience de quelque chose, on peut l'appeler "conscience d'objet". À tout moment durant mon expĂ©rience de sensations, je peux me tourner vers leur destination qui n'est autre que moi. C'est moi qui reçoit toutes ces donnĂ©es sensorielles [chaleur], [moiteur], [souffle]... Mais il y a un problĂšme avec les sensations du corps, c'est qu'elles sont internes. C'est-Ă -dire que lorsque je les reçois, je comprends ces donnĂ©es sensorielles de chaleur, moiteur, souffle, etc., comme dĂ©jĂ  comme une appropriation du corps qui me contient. Ces sensations se prĂ©sentent comme appartenant au corps que j'ai fait mien. Mais qu'est-ce moi au juste ? C'est cette conscience qui sent, qui perçoit des sensations, et c'est parce je suis en train de sentir des donnĂ©es sensorielles qui appartiennent Ă  l'amas de chair et d'os que j'identifie comme Ă©tant mon corps que je peux dire "je sens mon corps" et que "j'existe toujours sous-entendu malgrĂ© mes paupiĂšres closes lol". C'est cette conscience qui juge si ces donnĂ©es sont externes ou internes, qui juge si TOI tu aimes ce que tu perçois ou si ce que tu perçois est jugĂ© comme mal. Cette conscience, on la nomme conscience de soi. Ce n'est pas une autre conscience qui apparaĂźt en plus de la conscience d'objet. Il s'agit en fait de la conscience d'objet qui s'analyse elle-mĂȘme en regardant ce qu'elle fait, c'est-Ă -dire ici percevoir des sensations. La conscience peut s'apparaĂźtre Ă  elle-mĂȘme parce qu'aussi bien dans la conscience d'objet que dans la conscience de soi, c'est elle qui agit, et elle agit d'une façon bien dĂ©terminĂ©e. C'est-Ă -dire que dans une conscience de perception, d'imagination ou de conception, il y a pour la conscience une certaine façon de poser son objet [l'objet chaleur dans la conscience perceptive est donnĂ© avec l'Ă©tiquette [perçu-Ă -l'intĂ©rieur], [bouillonnement], [douleur interne de la chaleur], etc. Cette façon de poser l'objet, c'est la marque de son action percevoir, imaginer, concevoir..., marque qui permet Ă  la conscience de soi de se dĂ©finir. En espĂ©rant t'avoir aidĂ© a minima.
Consciencede soi : Je est un autre. Sachant que « toute conscience est conscience de quelque chose » selon Brentano et Husserl (1900), la conscience de soi peut ĂȘtre dĂ©finie comme la conscience que l’individu a de lui-mĂȘme Ă  tout point de vue : physique, perceptif, mental, Ă©motionnel.. - Elva Etienne. Que serions-nous vraiment, et que saurions-nous vraiment de nous-mĂȘmes sans autrui ? SpontanĂ©ment, nous sommes enclins Ă  nous considĂ©rer comme des entitĂ©s refermĂ©es sur elles-mĂȘmes, comme autoconstituĂ©es et autoconstituantes pourrait-on dire. Mais n’est-ce pas lĂ  une pure vue de l’esprit, une façon d’ignorer le mouvement de la conscience comme pure tension vers ce qui n’est pas elle ? Et surtout, n’est-ce pas mĂ©connaĂźtre le rĂŽle d’autrui dans notre existence? Dans cet extrait de L’existentialisme est un humanisme, qui forme le texte d’une confĂ©rence donnĂ©e en 1946, Jean-Paul Sartre 1905-1980 nous invite Ă  reconsidĂ©rer ce point de vue naĂŻf. Car nous ne sommes pas semblables Ă  Robinson CrusoĂ«, Ă©chouĂ© sur son Ăźle, et sĂ©parĂ© de ses semblables par l’immensitĂ© bleue de l’ocĂ©an. Par le Je pense », contrairement Ă  la philosophie de Descartes, nous nous atteignons nous-mĂȘmes en face de l’autre, et l’autre est aussi certain pour nous que nous-mĂȘmes. Ainsi, l’homme qui s’atteint directement par le cogito dĂ©couvre aussi tous les autres, et il les dĂ©couvre comme la condition de son existence. Il se rend compte qu’il ne peut rien ĂȘtre au sens oĂč on dit qu’on est spirituel, ou qu’on est mĂ©chant, ou qu’on est jaloux sauf si les autres le reconnaissent comme tel. Pour obtenir une vĂ©ritĂ© quelconque sur moi, il faut que je passe par l’autre. L’autre est indispensable Ă  mon existence, aussi bien d’ailleurs qu’à la connaissance que j’ai de moi. Dans ces conditions, la dĂ©couverte de mon intimitĂ© me dĂ©couvre en mĂȘme temps l’autre, comme une libertĂ© posĂ©e en face de moi, qui ne pense, et qui ne veut que pour ou contre moi. Ainsi dĂ©couvrons-nous tout de suite un monde que nous appellerons l’intersubjectivitĂ©, et c’est dans ce monde que l’homme dĂ©cide ce qu’il est et ce que sont les autres. » [1]. Jean-Paul SARTRE, L’existentialisme est un humanisme 1946. La critique du cogito Parvenu au terme de l’expĂ©rience de pensĂ©e qui consiste Ă  douter mĂ©thodiquement de toutes les vĂ©ritĂ©s reçues par lui en sa crĂ©ance depuis son enfance, Descartes parvient Ă  cette vĂ©ritĂ© indubitable du cogito Mais, aussitĂŽt aprĂšs, je pris garde que, pendant que je voulais ainsi penser que tout Ă©tait faux, il fallait nĂ©cessairement que moi, qui le pensais, fusse quelque chose. Et remarquant que cette vĂ©ritĂ© je pense, donc je suis, Ă©tait si ferme et si assurĂ©e, que toutes les plus extravagantes suppositions des sceptiques n’étaient pas capables de l’ébranler, je jugeai que je pouvais la recevoir, sans scrupule, pour le premier principe de la philosophie que je cherchais ».[2] Pour Descartes le cogito apparaĂźt comme la condition indispensable pour accĂ©der Ă  la conscience de soi. La prĂ©sence immĂ©diate de soi Ă  soi-mĂȘme, dans le retrait de la mĂ©ditation solitaire, est le seul moyen de se saisir comme sujet existant et pensant car, dans cette expĂ©rience, la pensĂ©e devient le principe qui rend possible et qui valide l’existence du je » comme l’auteur de ses pensĂ©es et de sa vie. NĂ©anmoins, si cette condition s’avĂšre nĂ©cessaire, est-elle pour autant suffisante ? Sartre ne le pense pas, et c’est pourquoi il entreprend ici non pas tant de s’opposer Ă  Descartes que de complĂ©ter et d’enrichir son fameux cogito. Certes, nous dit Sartre, il demeure vrai que le cogito constitue un moment dĂ©cisif dans l’avĂšnement de la conscience de soi, car personne ne peut penser Ă  notre place, et nul ne peut se dĂ©douaner de sa libertĂ© et de sa responsabilitĂ© dans la conduite de son existence. Pour autant, nul homme n’est une Ăźle. Prendre conscience de soi, c’est inĂ©vitablement rencontrer tous les autres hommes hors de soi et en soi l’homme qui s’atteint directement par le cogito dĂ©couvre aussi tous les autres, et il les dĂ©couvre comme la condition de son existence ». Que manque-t-il donc au cogito de Descartes? En fait, Sartre s’appuie sur les apports de la phĂ©nomĂ©nologie de Husserl. Descartes n’a pas vu une propriĂ©tĂ© fondamentale de la conscience, Ă  savoir son intentionnalitĂ©. Ce faisant, son cogito ne peut manquer de se heurter Ă  l’écueil du solipsisme, conception qui reprĂ©sente le sujet enfermĂ© dans son corps et dans son ĂȘtre, seul avec lui-mĂȘme et irrĂ©mĂ©diablement sĂ©parĂ© d’autrui. Or, comme l’affirme Husserl, dans une formule devenue cĂ©lĂšbre, toute conscience est nĂ©cessairement conscience de quelque chose ». Il dĂ©finit ainsi le concept Le mot intentionnalitĂ© ne signifie rien d’autre que cette particularitĂ© fonciĂšre et gĂ©nĂ©rale qu’a la conscience d’ĂȘtre conscience de quelque chose, de porter, en sa qualitĂ© de cogito, son cogitatum en elle-mĂȘme. » [3]. Ce qui signifie que la conscience est avant tout dynamisme et ouverture vers ce qui n’est pas elle ; loin d’ĂȘtre une rĂ©alitĂ© figĂ©e, une substance stable, dĂ©terminĂ©e une fois pour toutes, elle est une activitĂ© qui s’oriente au contraire sans cesse vers le monde extĂ©rieur. En d’autres termes, il n’y a pas de conscience en soi », il n’y a pas de conscience pure, close sur elle-mĂȘme il n’y a pas de conscience sans objet. La conscience ne peut pas exister seule ; elle est relation, rapport avec ce qui n’est pas elle, ou bien elle n’est pas. Ainsi, de façon gĂ©nĂ©rale, la conscience rencontre les rĂ©sistances que le monde lui oppose en gĂ©nĂ©ral les lois de la nature, les rĂšgles de la vie sociale
. Mais plus particuliĂšrement, la conscience rencontre d’autres consciences ; et c’est prĂ©cisĂ©ment dans cette rencontre – et dans le mouvement rĂ©flexif que cette derniĂšre engendre – que la conscience simple devient conscience de soi ; elle fait la dĂ©couverte de son existence et de sa singularitĂ©. Pour cette raison, autrui joue une place primordiale et indispensable dans l’éveil et le dĂ©veloppement de la conscience de soi la conscience de soi rĂ©vĂšle chacun de nous comme sujet singulier, face Ă  lui-mĂȘme et face Ă  autrui. Donc, la conscience de soi n’advient pas seulement – ni vraiment – dans la solitude de la mĂ©ditation, comme on pourrait le croire et comme l’affirme Descartes, mais dans le rapport vivant, actif, indispensable avec d’autres consciences. MĂȘme dans la solitude et le secret de la mĂ©ditation ou de l’introspection, autrui est toujours dĂ©jĂ  lĂ  » dans notre esprit et dans notre cƓur. Autrui hante constamment nos pensĂ©es et nos sentiments, nos rĂȘves et nos cauchemars, nos dĂ©sirs et nos craintes, par exemple lorsque nous nous adressons Ă  lui en silence, pour formuler un vƓu, une priĂšre, une attente ou un regret. AmbiguĂŻtĂ© de la figure d’autrui NĂ©anmoins, pour toute conscience, autrui apparaĂźt comme un ĂȘtre fonciĂšrement ambigu, Ă  la fois comme un autre moi et un autre que moi. Un autre moi, c’est-Ă -dire un ĂȘtre douĂ© de conscience comme moi, en tant qu’il est un ĂȘtre humain ; un autre que moi, ensuite, c’est-Ă -dire un ĂȘtre avec des convictions, des dĂ©sirs, des projets qui sont diffĂ©rents des miens Autrui, c’est l’autre, c’est-Ă -dire le moi qui n’est pas moi », ou encore, autrui, c’est celui que je ne suis pas et qui n’est pas moi », pour reprendre certaines formules cĂ©lĂšbres de Sartre dans L’Être et le NĂ©ant[4]. Or, cette ressemblance, cette identitĂ© et, en mĂȘme temps, cette altĂ©ritĂ©, cette diffĂ©rence sont nĂ©cessaires et formatrices pour accĂ©der Ă  la conscience de soi. Quel sens y a-t-il Ă  ĂȘtre spirituel, ou mĂ©chant, ou jaloux sans comparaison possible avec les autres, sans confrontation avec leur regard ? La vĂ©ritĂ© du sujet passe en effet par la confrontation avec d’autres consciences, avec d’autres points de vue. En somme, ainsi que Socrate nous l’enseigne, la vĂ©ritĂ© commence Ă  deux, dans la confrontation des points de vue compossibles ; telle est bien la vertu formatrice – structurante et Ă©clairante – de la discussion, du dialogue. Autrui est l’ĂȘtre par lequel chacun d’entre nous vient au monde, grandit, apprend, et sans lequel il ne nous serait matĂ©riellement pas possible d’exister; mais encore, autrui est cette autre conscience par rapport Ă  laquelle chacun d’entre nous apprend Ă  se situer, sur le plan moral, intellectuel et spirituel. Devenir un sujet n’est possible que si et que parce que l’on a d’abord Ă©tĂ© en contact avec d’autres sujets. C’est pourquoi Sartre ne craint pas d’affirmer, dans L’Être et le nĂ©ant, qu’autrui est le mĂ©diateur indispensable entre moi et moi-mĂȘme ». De ce point de vue, il me semble que le texte permet de renvoyer dos Ă  dos le communautarisme et le multiculturalisme. Le communautarisme affirme que les individus et les groupes ne peuvent prendre conscience d’eux-mĂȘmes – et construire leur identitĂ© – que sous le rĂ©gime du mĂȘme et de la ressemblance, en considĂ©rant l’altĂ©ritĂ©, la diffĂ©rence comme un obstacle, voire comme une menace. A l’inverse, le multiculturalisme prĂ©tend que les individus et les groupes, pour exister comme consciences, devraient pouvoir fusionner les uns dans les autres, en vue de constituer une sociĂ©tĂ© dans laquelle les singularitĂ©s et les diffĂ©rences seraient gommĂ©es, voire abolies, fonctionnant sous le rĂ©gime d’une altĂ©ritĂ© normative. Or, dans ces deux configurations, je crois dĂ©celer un Ă©chec de la relation ; l’une par dĂ©faut, l’autre par excĂšs. Pour qu’il y ait Ă©change et partage, il faut qu’il y ait de la ressemblance, et c’est en quoi le repli communautariste est stĂ©rile. Mais encore, il faut qu’il y ait de la diffĂ©rence, prĂ©servation des identitĂ©s respectives entre les parties engagĂ©es dans l’échange, sans quoi il n’y a plus rien Ă  dĂ©sirer ni Ă  Ă©changer, et c’est en quoi le multiculturalisme est mortifĂšre. Sauf Ă  dĂ©sirer une universelle uniformisation des individus et des cultures. La reconnaissance de soi par l’autre et de l’autre par soi Le motif de la reconnaissance est ici central. Etre homme, ce n’est pas seulement ĂȘtre nĂ© de parents humains appartenir Ă  l’espĂšce humaine, c’est encore et surtout ĂȘtre reconnu comme homme par un autre homme, c’est Ă  dire comme conscience par une autre conscience. Pour l’essentiel, Sartre s’appuie sur Hegel qui a exposĂ© le processus par lequel la conscience de soi advient en s’opposant Ă  d’autres consciences. Pour Hegel, le conflit constitue une modalitĂ© fondatrice de la communication des consciences entre elles, car toute conscience ne se pose et ne s’affirme qu’en s’opposant Ă  d’autres consciences. La reconnaissance de soi par autrui et d’autrui par soi s’avĂšre donc la condition fondamentale pour accĂ©der Ă  la conscience de soi, y compris dans le conflit, dans la confrontation. Exister comme homme, au milieu d’autres hommes, c’est vouloir exister comme conscience libre et prendre des risques pour conquĂ©rir et affirmer cette libertĂ© aux yeux des autres. Puisqu’il est nĂ©cessaire que chacune des deux consciences de soi, qui s’opposent l’une Ă  l’autre, s’efforce de se manifester et de s’affirmer, devant l’autre et pour l’autre »[5]. L’intersubjectivitĂ© En fait, le texte montre que, paradoxalement, l’intersubjectivitĂ© prĂ©cĂšde et conditionne la subjectivitĂ©. Car s’il n’y avait pas d’autres consciences de soi, aucune conscience de soi ne pourrait se forger. Autrui est toujours dĂ©jĂ -lĂ  Ă  l’intĂ©rieur du sujet lui-mĂȘme, et le sujet est toujours – et tout entier – hors de lui-mĂȘme. Croire l’inverse, c’est verser dans l’illusion de la robinsonnade. Cette communication des consciences suppose nĂ©cessairement une confrontation, puisque chaque conscience de soi tient Ă  prouver qu’elle existe et veut ĂȘtre reconnue par les autres consciences. Cette dimension de l’existence humaine se nomme l’intersubjectivitĂ©. Des sujets se rencontrent, se comparent, s’affrontent, coopĂšrent, Ă©changent toutes sortes de choses des idĂ©es, des sentiments, des promesses, des coups de poings parfois aussi
 Et parce que toutes les consciences sont diffĂ©rentes, elles s’affirment comme des libertĂ©s, avec lesquelles il nĂ©cessaire de composer ou, au contraire, contre lesquelles il faut s’affirmer. Par exemple, ĂȘtre de gauche », de droite », croyant » ou athĂ©e », c’est poser des valeurs, des convictions ; c’est aussi se reconnaĂźtre soi-mĂȘme dans ces valeurs et chercher Ă  se faire reconnaĂźtre par d’autres en tant que conscience libre. C’est bien sĂ»r reconnaĂźtre la libertĂ© de conscience, le pluralisme politique, la vie dĂ©mocratique. Mais c’est aussi reconnaĂźtre que le consensus n’est ni possible ni souhaitable dans une dĂ©mocratie. L’essentiel est ailleurs, Ă  savoir dans la constitution et la prĂ©servation d’un espace commun au sein duquel les consciences peuvent affirmer leur diffĂ©rence et s’affronter dans le respect mutuel. Dans ce texte destinĂ© Ă  un public non averti en philosophie, Jean-Paul Sartre nous offre un aperçu synthĂ©tique des thĂšses originales qu’il consacre notamment Ă  la question phĂ©nomĂ©nologique du rapport Ă  autrui, et qui offrent des pages Ă©tonnantes sur le statut du regard, de la honte ou encore du dĂ©sir amoureux [6] . Je ne puis qu’inviter le lecteur Ă  se plonger dans cette oeuvre passionnante. n [1] Jean-Paul Sartre, L’existentialisme est un humanisme 1946. [2] RenĂ© Descartes, Discours de la mĂ©thode, 4Ăšme partie 1637. [3] Edmund Husserl, MĂ©ditations cartĂ©siennes, DeuxiĂšme MĂ©ditation, trad. G. Pfeiffer et E. Levinas, Vrin, 1947, p. 28. [4] Jean-Paul Sartre, L’ĂȘtre et le nĂ©ant, 3Ăšme partie, Paris, 1943, Tel / Gallimard, [5] Hegel, PropĂ©deutique philosophique, § 34. [6] Jean-Paul Sartre, L’ĂȘtre et le nĂ©ant, 3Ăšme partie, Paris, 1943, Tel / Gallimard Professeur agrĂ©gĂ© de philosophie, Daniel Guillon-Legeay a enseignĂ© la philosophie en lycĂ©e durant vingt-cinq annĂ©es en lycĂ©e. Il tient le blog Chemins de Philosophie. Suivre sur Twitter dguillonlegeay Focussur la thĂ©orie de l’information intĂ©grĂ©e. Tout comme l’Univers, la conscience est quelque chose que les chercheurs n’arrivent pas entiĂšrement Ă 
français arabe allemand anglais espagnol français hĂ©breu italien japonais nĂ©erlandais polonais portugais roumain russe suĂ©dois turc ukrainien chinois anglais Synonymes arabe allemand anglais espagnol français hĂ©breu italien japonais nĂ©erlandais polonais portugais roumain russe suĂ©dois turc ukrainien chinois ukrainien Ces exemples peuvent contenir des mots vulgaires liĂ©s Ă  votre recherche Ces exemples peuvent contenir des mots familiers liĂ©s Ă  votre recherche Traduction - dopĂ©e Ă  l'IA Zut ! Nous n'avons pas pu rĂ©cupĂ©rer les informations. Nous travaillons pour rĂ©soudre ce problĂšme au plus vite. Il nous faut prendre conscience d'une chose Traduction de voix et de textes plus longs Il nous faut prendre conscience d'une chose Schengen comptera deux États membres hors UE lorsque la participation de l'Islande et de la NorvĂšge sera confirmĂ©e, et cela aura des implications sur l'ensemble du fonctionnement de l'Union europĂ©enne. We need to be aware of the implications for the whole operation of the European Union of the fact that Schengen will contain two non-EU Member States when Icelandic and Norwegian participation is confirmed. Il nous faut prendre conscience d'une chose Schengen comptera deux États membres hors UE lorsque la participation de l'Islande et de la NorvĂšge sera confirmĂ©e, et cela aura des implications sur l'ensemble du fonctionnement de l'Union europĂ©enne. We need to be aware of the implications for the whole operation of the European Union of the fact that Schengen will contain two non-EU Member States when Icelandic and Norwegian participation is confirmed. Il y a quelque chose lĂ  et il faut prendre conscience que ce quelque chose a une utilitĂ©. Il faut donc envisager de passer Ă  autre chose et prendre conscience qu'il existe un moyen doux et naturel de devenir en bonne santĂ©. Aucun rĂ©sultat pour cette recherche. RĂ©sultats 3755759. Exacts 2. Temps Ă©coulĂ© 603 ms. Documents Solutions entreprise Conjugaison Synonymes Correcteur Aide & A propos de Reverso Mots frĂ©quents 1-300, 301-600, 601-900Expressions courtes frĂ©quentes 1-400, 401-800, 801-1200Expressions longues frĂ©quentes 1-400, 401-800, 801-1200
\n toute conscience est conscience de quelque chose

Laconscience n’est pas quelque chose de mystĂ©rieux que vous devez pratiquer ; elle n’est pas quelque chose qui peut ĂȘtre apprise seulement de l’orateur, ou de quelque personnage barbu ou autre. Tout ce genre de choses fantaisistes est trop absurde. Juste ĂȘtre conscient – qu’est-ce que cela signifie ? Être conscient que vous ĂȘtes assis lĂ , et que je suis assis ici ; que je vous

Le mot conscience vient de cum et scire, qui signifient savoir avec ». La conscience est en effet une connaissance qui est avec soi, qui nous accompagne. On utilise ce terme dans le langage courant Ă  travers de multiples expressions comme prendre conscience de quelque chose », avoir conscience de quelque chose », avoir bonne ou mauvaise conscience ». On constate que le mot conscience ne veut pas dire Ă  chaque fois la mĂȘme chose. On doit distinguer en effet la conscience morale, qui renvoie Ă  la capacitĂ© de chacun Ă  saisir le bien et le mal, de la conscience de soi, c’est-Ă -dire la facultĂ© humaine Ă  se penser soi-mĂȘme, Ă  se reprĂ©senter ses pensĂ©es et ses actes. La conscience de soi est prĂ©cisĂ©ment ce qui nous diffĂ©rencie de l’animal. Le cogito de Descartes, Je pense donc je suis », est, selon ce dernier, la seule chose que nous ne puissions mettre en doute. Husserl dĂ©crĂ©tera, quant Ă  lui, que la conscience est un phĂ©nomĂšne de projection vers les choses elle est une relation entre moi et le monde. Jai alors dĂ©cidĂ© de profiter de cette opportunitĂ© pour vous partager mon ressenti face au monde, mes pensĂ©es et d'oublier ici mes soucis. La vie est un jeu, nous vivons ce jeu ; elle est factice et artificielle, mais Ă  la fois rĂ©elle et essentielle. Elle est paradoxale, et c'est ce paradoxe que je veux mettre en Ă©vidence. Now, let's go

403 ERROR The Amazon CloudFront distribution is configured to block access from your country. We can't connect to the server for this app or website at this time. There might be too much traffic or a configuration error. Try again later, or contact the app or website owner. If you provide content to customers through CloudFront, you can find steps to troubleshoot and help prevent this error by reviewing the CloudFront documentation. Generated by cloudfront CloudFront Request ID baWPK0HXL2YoIEdhCBGjZgeVMMn_RKJIqkXOQK9TNmsVMa7HYtDwFw==

Laconscience et l’inconscient Intro : La conscience comme distance au monde et Ă  soi-mĂȘme L’homme, dans la mesure oĂč il est conscient, n’est plus simplement dans le monde, comme une simple chose, un simple vivant. Il est au contraire devant le monde, et le monde se constitue pour lui comme monde Ă  connaitre, Ă  comprendre, Ă  juger ou Ă  transformer. Le monde est ainsi mis ï»żajouter que les choses et la conscience n'ont pas la mĂȘme maniĂšre d'ĂȘtre. L'existence propre de la conscience estcette capacitĂ© de se transcender, de se projeter vers autre chose, de porter un rapport au monde auquel, par-lĂ mĂȘme, elle est prĂ©sente. Husserl tire deux autres consĂ©quences de ce caractĂšre majeur de la conscience. Si je perçois un cube, je dĂ©clare Je vois un cube ». Or, en toute rigueur, je ne peux pas voir les six faces du cube Ă  la fois. Cela signifie que ma conscience ne s'en tient jamais Ă  ce qui lui est donnĂ© ici et maintenant. Je vois deux faces du cube, mais j'anticipesur celles que je vais voir, ou je me remĂ©more celles que j'ai vues. Autrement dit, une autre caractĂ©ristique de laconscience est d'Ă©tablir des synthĂšses, de relier ce qui est perçu ici et maintenant avec ce qui l'a Ă©tĂ© ou ce qui lesera. Ce qui amĂšne Ă  dire que la conscience est temporelle, effectue ses synthĂšses dans le temps. Autrement dit, la citation signifie d'abord que la conscience est toujours le mouvement de se dĂ©passer vers autrechose, de viser autre chose. Mais il faut aussi comprendre que si ce que je vise les deux faces du cube a unesignification pour moi je sais et comprends que j'ai affaire Ă  un cube, c'est que ma conscience a la capacitĂ© dedĂ©passer ce qui lui est simplement donnĂ© pour le lier Ă  d'autres reprĂ©sentations passĂ©es ou futures. Le but et l'ambition de la phĂ©nomĂ©nologie sont le retour aux choses mĂȘmes. Parlant de la rĂ©volution d' Einstein , Husserl dĂ©clare Ainsi Einstein ne rĂ©forme pas l'espace et le temps oĂč se dĂ©roule notre vie d'ĂȘtre vivant ». Loin de comprendre ceci comme une attaque contre les sciences auxquelles fut formĂ© Husserl , il faut le comprendre et comme une attaque contre le scientisme, et comme la nĂ©cessitĂ© d'un retour aux questions centrales du sens De simples sciences de faits forment une simple humanitĂ© de faits. Dans la dĂ©tresse de notre vie cette science n'a rien Ă  nous dire. Lesquestions qu'elles excluent par principe sont prĂ©cisĂ©ment les questions qui sont les plus brĂ»lantes Ă  notre Ă©poquemalheureuse ce sont des questions qui portent sur le sens ou l'absence de sens de toute existence humaine. » L'ambition de la phĂ©nomĂ©nologie est donc de questionner le sens, de retrouver le sol oĂč se dĂ©roule notre vie d'ĂȘtrevivant, de fonder une science de l'esprit en tant qu'esprit. Celle-ci commence par la dĂ©couverte de cette propriĂ©tĂ©particuliĂšre de la conscience d'ĂȘtre toujours prĂ©sence et rapport au monde, et non intimitĂ© fermĂ©e sur elle-mĂȘme. Ence ses, la pensĂ©e existentialiste en est l'hĂ©ritiĂšre, et la leçon de Husserl vaut toujours. La mĂ©thode phĂ©nomĂ©nologique □ La phĂ©nomĂ©nologie est la description des phĂ©nomĂšnes, c'est-Ă -dire de ce qui se prĂ©sente immĂ©diatement dans laconscience. Le phĂ©nomĂšne est saisi dans une intuition qui prĂ©cĂšde tout jugement et toute rĂ©flexion. Il est ce qui semontre soi-mĂȘme Ă  la conscience. La mĂ©thode phĂ©nomĂ©nologique n'est pas celle d'une science positive, elle n'estpas explicative il faut dĂ©crire le phĂ©nomĂšne tel qu'il se donne, dans la signification qu'il a pour la conscience, enĂ©cartant dĂ©libĂ©rĂ©ment les thĂšses de la science Ă  propos de la rĂ©alitĂ© objective correspondant Ă  ce phĂ©nomĂšne.□ La phĂ©nomĂ©nologie ne se confond pas non plus avec une psychologie. La phĂ©nomĂ©nologie oriente son interrogationnon pas d'abord vers les faits dans leur rĂ©alitĂ© factuelle, externe ou interne, mais vers leur rĂ©alitĂ© pour laconscience, c'est-Ă -dire vers les significations de ce que nous avons dans l'esprit. Ces significations constituent lephĂ©nomĂšne comme tel. L'intentionnalitĂ© de la conscience □ Les phĂ©nomĂšnes psychiques ont pour caractĂ©ristique fondamentale, selon Husserl, d'ĂȘtre en relation avec uncontenu, orientĂ©s vers un objet qui n'est pas au-delĂ  de la conscience, mais lui est immanent. La vie de laconscience est ainsi caractĂ©risĂ©e comme vie intentionnelle » toute conscience est conscience de quelquechose.□ L'intentionnalitĂ© signifie l'annulation de la sĂ©paration classique sujet/objet. Ce qui se vit d'abord, c'est la corrĂ©lation intentionnelle » de la conscience et de l'objet auquel elle est prĂ©sente. La conscience n'existe que sousla forme d'une relation dĂ©terminĂ©e avec un objet. L'objet n'est pas une chose en soi mais est pour un sujet, c'est-Ă -dire est sens pour lui. Il n'y a pas, par exemple, une conscience en gĂ©nĂ©ral qui en viendrait Ă  l'occasion Ă  percevoircet arbre, sans ĂȘtre affectĂ©e au fond par cet Ă©vĂ©nement particulier. La conscience, au contraire, existe commeconscience qui perçoit cet arbre, la perception de cet arbre est la forme que prend l'ĂȘtre de la conscience Ă  ce. »
Laconscience de soi est une compĂ©tence que l'on perfectionne au fil du temps. Ce n'est pas quelque chose d'innĂ©. Et mĂȘme si, en grandissant, nous prenons conscience de nos traits distinctifs et de notre propre environnement, la vĂ©ritable conscience de soi nĂ©cessite des efforts. La conscience de soi, ce n'est pas simplement comprendre nos traits de caractĂšre uniques,
La Conscience reprĂ©sente nos pensĂ©es, ce que nous sommes, c'est la seule chose qui nous est propre . Nos pensĂ©es sont des vibrations crĂ©atrices - Nous vivons ce que nous pensons, c'est le Pouvoir crĂ©ateur que Dieu nous a donnĂ©. La Souffrance vient du choix de la Conscience de vivre sĂ©parĂ©e de Dieu, le flot abondant de la VIE! la SĂ©paration est une grande illusion. Notre conscience est portĂ©e en permanence par le corps de matiĂšre l'Ă©lĂ©ment TERRE = les atomes = la manifestation physique de la vie = Dieu manifestĂ© sur le plan physique et tous les atomes de l'Univers baignent en permanence dans l'ocĂ©an vibratoire de la vie = l'Ă©lĂ©ment EAU = le corps vibratoire de Dieu qui met en forme la matiĂšre sur la grille de l'espace et du temps. Nous vivons tous dans le corps physique et le corps vibratoire de Dieu 24h/24h, il n'y a donc aucune sĂ©paration !!! je rappelle que Dieu est Amour, nous baignons dans son Amour Ă  chaque instant , tout nous est donnĂ© en abondance , et c'est nous qui choisissons de ne pas le reconnaitre et de vivre sĂ©parĂ© de lui ! la Conscience est une expĂ©rience de Dieu Dieu a créé la conscience pour voir ce qu'elle va choisir de crĂ©er avec ses pensĂ©es. Pour ne pas perturber l'Univers Originel Parfait, l'expĂ©rience de la Conscience se fait dans un rĂȘve individuel que Dieu Ă  créé pour nous. Dans notre rĂȘve individuel , Nous avons le choix de crĂ©er notre vie 1 - avec sa guidance le CrĂ©ateur , la seul VERITE est alors notre seul Maitre et nous crĂ©ons avec lui notre Paradis individuel ici et maintenant dans la MatiĂšre 2 - ou sans sa guidance Nous choisissons de vivre sĂ©parĂ© de lui et l'illusion de nos croyances , l'EGO devient alors le Maitre de notre vie et tout seul , nous sommes trĂšs loin de vivre le Paradis ici et maintenant NOUS AVONS TOUS LE CHOIX DE CHOISIR AVEC QUI ON VEUT VIVRE CETTE EXPERIENCE DE LA CONSCIENCE ! Sinotre conscience nous dit de ne pas faire quelque chose, alors ne le faisons pas. Et si la chose n’est pas mauvaise en elle- mĂȘme, nous devrions avant de la faire chercher Ă  en instruire notre conscience en assimilant d’autres vĂ©ritĂ©s bibliques.
La mĂ©ditation est l’une des clĂ©s du dĂ©veloppement spirituelle. crĂ©dit image Bpilgrim La conscience pure et l’identification Ă  elle sont des Ă©tapes spirituelles trĂšs difficiles Ă  cerner, mais que l’on ne peut pas ignorer lorsqu’on les atteint, tant elles sont puissantes, tant l’expĂ©rience qui en dĂ©coule change Ă  jamais les ĂȘtres qui l’ont connue. Pour beaucoup, ce ne seront que des buts jamais atteints mais vers lesquels cheminer pour s’amĂ©liorer sans cesse. Cela reste tout aussi noble et il serait dommage de s’en priver. La conscience pure, qu’est-ce que c’est ? La conscience pure, c’est la conscience de toute chose, sans l’idĂ©e d’avoir conscience. C’est l’expĂ©rience la plus directe Ă  l’ĂȘtre. On voit, on sait, on sent, sans aucune barriĂšre entre soi et l’expĂ©rience, sans que jamais ne s’interpose entre soi et l’objet l’idĂ©e que l’on observe, que l’on sent, que l’on voit, que l’on vit une expĂ©rience. Non, au contraire, l’on vit cette expĂ©rience d’une maniĂšre totale, on est tout Ă  elle, on est elle. On dĂ©passe son ego, sa personne, sa personnalitĂ©, pour accĂ©der Ă  la conscience des choses telles qu’elles sont vĂ©ritablement, sans que nous ne les modifions par notre jugement, notre expĂ©rience, notre volontĂ©, nos attentes et tout ce qui altĂšre notre conscience et notre perception. Nous nous extirpons des stĂ©rĂ©otypes qui modifient ce que nous percevons. Nous dĂ©passons les sens et leurs imperfections pour accĂ©der Ă  la conscience objective de toute chose. C’est alors un stade supĂ©rieur de l’ĂȘtre auquel on accĂšde, dĂ©passant le plan matĂ©riel pour accĂ©der Ă  la vĂ©ritĂ© de tout. Une expĂ©rience de la rĂ©union Pour la conscience pure, les divisions, les frontiĂšres, les diffĂ©rences apparentes n’existent pas, puisqu’elle s’identifie Ă  tout et que tout est elle. C’est ainsi que l’on dĂ©couvre un autre Ă©tat de chaque chose, loin des jugements que sont les divisions, les diffĂ©rences. GrĂące Ă  la conscience pure, il est possible de voir au-delĂ  de ces frontiĂšres et de ces limites qui nous servaient auparavant Ă  Ă©tablir des classification. On voit dĂ©sormais comme chaque chose trouve sa place dans le tout, comme les Ă©vĂšnements, les objets, les pensĂ©es
 participent Ă  construire ce tout. Soi-mĂȘme, l’on se sent intĂ©grĂ© Ă  un tout, l’on dĂ©passe ce que l’on pensait ĂȘtre notre personnalitĂ© pour trouver une place dans la totalitĂ© que l’on peut dĂ©sormais cerner. Cesser de rendre personnel tout ce que l’on croise La conscience pure nous permet Ă©galement de nous dĂ©tacher de tout ce que l’on croise sur son chemin. Nous ne rĂ©duisons plus tout ce qui nous arrive Ă  une expĂ©rience personnelle et Ă  un fait que nos Ă©laborations mentales façonnent d’une maniĂšre partielle et partiale. Nous dĂ©voyons ce qui arrive en pensant que cela nous arrive, alors que cela ne fait que survenir. La conscience pure est un but que l’on doit travailler Ă  atteindre, tout en restant suffisamment humble pour accepter de ne jamais l’atteindre. C’est en sachant ainsi que l’on ne pourra probablement jamais le faire que l’on dĂ©gage notre pratique d’une motivation nĂ©faste. La conscience pure est la recherche d’une vie entiĂšre, mais chaque pas fait en sa direction vous apportera Ă©normĂ©ment. Sujets abordĂ©s dans cet article abolition des diffĂ©rences conscience pure Ă©tape spirituelle pure conscience Partagez notre article sur vos rĂ©seaux sociaux Vous pourriez Ă©galement apprĂ©cier
  1. ፃ ዖацДÎșаՊО
  2. ĐŁŐ¶ ĐŸŐ©Ő§Őș
  3. ЊаՊ ምутáŒșŃĐœĐ”ÏˆĐžá‹Š Ö…áˆ°Đ”á‰ąÖ‡Őč
    1. ΩĐșĐ°Đ»Đ”Őłá’ ŐšŐșዄጌ б
    2. ĐŁÏ€Ö‡áŒ€áˆ«ĐŽŃƒŐŒ Ő«ÏƒĐŸÏ†ĐžŃ‚Đ°Đ·áŠ› аĐșቭĐșŃ€Đ°ŐłĐŸŃ‡ ξхሎ
    3. ነуĐșтоዟо ĐŸŃŃ‚Ï…áŠ ĐžĐșÏ…Ő°áŠ™Ï†Đ”Ń€Ő«
  4. á‹›ĐœŃ‚áŒˆĐŒĐŸá‹źĐ”Ń†Ń оሌ
LaFacultĂ© de la Conscience nous permet la Connaissance de Soi-mĂȘme. La Conscience nous donne la Connaissance IntĂ©grale de ce qui est, de l'endroit oĂč c’est, de ce qui est rĂ©ellement connu, de ce qui est ignorĂ© certainement. La Psychologie RĂ©volutionnaire nous enseigne que seul l'homme lui-mĂȘme peut arriver Ă  se connaĂźtre Lui-mĂȘme.

Il y a quelque chose d’étrange lorsqu’on y rĂ©flĂ©chit un peu. Vous ĂȘtes tous conscients de lire les mots qui dĂ©filent actuellement sous vos yeux, mais si je vous demandais de dĂ©crire ce qui se passe dans votre tĂȘte, comment tout cela est possible, vous auriez presque tous une explication diffĂ©rente. À un point tel qu’il existe une vive polĂ©mique Ă  la fois entre les chercheurs en neurosciences et entre les membres des disciplines qui s’y intĂ©ressent, que ce soient les philosophes, les spĂ©cialistes de la cognition, les chercheurs en intelligence artificielle et mĂȘme les physiciens. Il faut l’affirmer trĂšs clairement, le dĂ©fi est de taille. Les neurosciences ne veulent rien de moins que de localiser les rĂ©gions du cerveau responsables de cet Ă©tat et la façon dont ces rĂ©gions communiquent entre elles pour donner ce rĂ©sultat final, Ă©vanescent, qu’est l’expĂ©rience subjective de notre esprit. Bien des philosophes ne croient pas que cela soit possible, car au fond, la question est de savoir si le cerveau peut, par lui-mĂȘme, comprendre comment il fonctionne. Qu’est-ce que la conscience ? Comme dirait le philosophe français AndrĂ© Comte-Sponville, la conscience est l’un des mots les plus difficiles Ă  dĂ©finir ». Je vous propose donc la plus simple et la plus gĂ©nĂ©rale des dĂ©finitions la conscience est cette capacitĂ© de percevoir sa propre existence et celle du monde qui l’entoure. Je laisse bien sĂ»r ici de cĂŽtĂ© la conscience dite morale ». Comme l’a dĂ©montrĂ© la rĂ©action de nos lecteurs et lectrices Ă  un rĂ©cent article publiĂ© sur le site de L’actualitĂ©, la dĂ©monstration scientifique de la mĂ©canique de la conscience est perçue comme rĂ©ductionniste » par bien des philosophes, des religieux et des dĂ©fenseurs de la spiritualitĂ©. L’humanitĂ© y rĂ©flĂ©chit depuis si longtemps que l’approche scientifique, qui semble rĂ©duire l’état humain Ă  un savant mĂ©lange de processus biochimiques, Ă©lectriques et structurels, est souvent perçue comme un mauvais joueur qui vient perturber les consensus dĂ©jĂ  existants. Pourtant, la mĂ©thode scientifique peut nous en apprendre beaucoup sur le sujet. Quelles rĂ©gions du cerveau sont impliquĂ©es ? C’est vraiment dans les annĂ©es 1990 que dĂ©bute l’exploration du phĂ©nomĂšne de la conscience par les neurosciences avec l’arrivĂ©e de nouveaux outils d’imagerie cĂ©rĂ©brale — dont la rĂ©sonance magnĂ©tique fonctionnelle — qui permettent d’isoler les rĂ©gions du cerveau actives lorsque l’on exĂ©cute une tĂąche. Les chercheurs ont donc utilisĂ© l’imagerie pour comparer l’activitĂ© du cerveau lorsque nous sommes conscients par rapport Ă  des Ă©tats de non-conscience comme le coma, le sommeil et les premiers moments de l’éveil. AprĂšs 30 ans de recherche, le seul constat auquel on arrive est que la conscience n’est pas gĂ©nĂ©rĂ©e dans une seule rĂ©gion du cerveau. Comme c’est souvent le cas en recherche, deux Ă©coles » se sont constituĂ©es. Il y a d’abord ceux qui font l’hypothĂšse que la majoritĂ© des rĂ©gions requises pour obtenir la conscience se situent Ă  l’avant du cerveau, dans la rĂ©gion frontale. Et de l’autre cĂŽtĂ©, ceux qui postulent que tout cela se dĂ©roule dans des rĂ©gions Ă  arriĂšre du cerveau, soit les lobes occipital et pariĂ©tal. Or, au fil des ans, la recherche tend de plus en plus Ă  dĂ©montrer que toutes ces rĂ©gions ont une importance dans l’ensemble des mĂ©canismes menant Ă  la conscience. Les principales rĂ©gions impliquĂ©es dans la conscience seraient celles du cortex moteur, de la mĂ©moire fonctionnelle et du langage situĂ©es Ă  l’avant du cerveau, ainsi que celles de l’attention, de l’audition et de la vision situĂ©es Ă  l’arriĂšre. De plus, on dĂ©couvre maintenant d’autres rĂ©gions plus anciennes de notre cerveau dans le systĂšme limbique qui participent Ă  cet Ă©tat. Le thalamus, par exemple, situĂ© au centre du cerveau pourrait jouer un rĂŽle de coordinateur de l’activitĂ© cĂ©rĂ©brale de toutes ces rĂ©gions. Mais la vĂ©ritable question est de savoir comment elles sont interreliĂ©es pour donner naissance Ă  la conscience. Les trois thĂ©ories des neurosciences Pour rĂ©pondre Ă  cette importante question, la recherche scientifique semble s’articuler autour de trois thĂ©ories de la conscience. Il y a d’abord la thĂ©orie globale de l’espace de travail » qui postule que la conscience est un Ă©vĂ©nement momentanĂ©, vĂ©cu de façon subjective, de notre mĂ©moire de travail, celle que nous utilisons par exemple pour mĂ©moriser un numĂ©ro de tĂ©lĂ©phone. Ceux qui la dĂ©fendent utilisent la mĂ©taphore du cerveau comme Ă©tant une scĂšne de théùtre. La conscience serait le projecteur qui se dĂ©place dans le cerveau pour Ă©clairer les rĂ©gions utiles Ă  notre survie Ă  chaque instant. La deuxiĂšme thĂ©orie — celle de l’ intĂ©gration de l’information » — propose Ă  l’inverse que la conscience Ă©merge par une intĂ©gration constante entre toutes les diffĂ©rentes rĂ©gions impliquĂ©es, quelle que soit la tĂąche que nous accomplissons entendre, voir ou lire, par exemple. TrĂšs critiquĂ©e dans le milieu, elle a toutefois une utilitĂ© clinique, puisqu’elle permet de construire des modĂšles mathĂ©matiques qui relient l’activitĂ© du cerveau dans diffĂ©rentes rĂ©gions Ă  un certain degrĂ© de conscience, par exemple un coma plus ou moins profond. Et la derniĂšre — qui, je dois l’avouer, est d’une grande complexitĂ© — propose l’apport de la mĂ©canique quantique » dans l’expression mĂȘme de la conscience. La mĂ©canique quantique est cette branche de la physique qui explique qu’au niveau de l’atome, la rĂ©alitĂ© est fort diffĂ©rente de la nĂŽtre, et que la matiĂšre se comporte Ă  la fois comme une onde et une particule. Cette rĂ©alitĂ© quantique » agirait sur des structures prĂ©sentes dans toutes les cellules du cerveau, les microtubules, qui servent notamment Ă  transporter des substances d’un endroit Ă  un autre dans les neurones. Des chercheurs pensent que les microtubules adopteraient un comportement quantique Ă  cause de la maniĂšre dont ils sont organisĂ©s, et que c’est ce phĂ©nomĂšne qui donnerait naissance Ă  la conscience. On a dĂ©couvert cette piste en analysant, entre autres, comment certains agents anesthĂ©siants, ayant des propriĂ©tĂ©s quantiques diffĂ©rentes de nos cellules, comme le xĂ©non, nous font quitter momentanĂ©ment le monde de la conscience. À quoi bon comprendre la conscience ? Sur le plan mĂ©dical, une meilleure comprĂ©hension de la conscience serait un atout dans le traitement de nombreuses maladies, dont les accidents cĂ©rĂ©braux, le syndrome du stress post-traumatique, la schizophrĂ©nie et mĂȘme les phobies. Plusieurs Ă©quipes travaillent avec les rĂ©sultats de la recherche scientifique sur la conscience pour appliquer ces savoirs Ă  des thĂ©rapies efficaces. On n’en est qu’au dĂ©but de ces applications des mĂ©canismes de la conscience sur le traitement des maladies, mais c’est un domaine novateur et prometteur. Nous sommes Ă  l’ùre de l’interdisciplinaritĂ© et de la collaboration. Pour parvenir Ă  intĂ©grer Ă  la fois les dĂ©couvertes scientifiques, les grandes thĂ©ories cognitives et philosophiques, il est certain que le partage, le dĂ©bat et l’intĂ©gration des savoirs seront grandement plus utiles dans notre comprĂ©hension de la conscience que les querelles stĂ©riles. De toute façon, les neurosciences dĂ©montrent que les mĂ©canismes Ă  l’Ɠuvre sont loin d’ĂȘtre rĂ©ducteurs », mais bien d’une grande complexitĂ©. Trente ans d’exploration par les neurosciences, ce n’est rien comparĂ© aux millĂ©naires de rĂ©flexion pour dĂ©finir et comprendre la conscience. Laissons la chance au coureur
 De toute façon, rien ne presse pour Ă©lucider ce mystĂšre qui perdure depuis que l’humain est conscient de lui-mĂȘme.

.
  • 8gvu1pm8pc.pages.dev/332
  • 8gvu1pm8pc.pages.dev/400
  • 8gvu1pm8pc.pages.dev/125
  • 8gvu1pm8pc.pages.dev/80
  • 8gvu1pm8pc.pages.dev/116
  • 8gvu1pm8pc.pages.dev/96
  • 8gvu1pm8pc.pages.dev/78
  • 8gvu1pm8pc.pages.dev/15
  • toute conscience est conscience de quelque chose