Lacontroverse de Valladolid Facebook Instagram YouTube. Recherche Catalogue Mon compte Ressources numériques Agenda Actualités. Ajouter à ma sélection. La controverse de Valladolid CarriÚre Jean-Claude. France 3. Koba films. Parution. 2001. Les Indiens du Nouveau Monde ont-ils une ùme ? Tel est l'objet de la contreverse qui oppose en 1550 à

2 May 1992 118 membres Les Indiens du Nouveau Monde ont-ils une Ăąme ? Au XVIe siĂšcle, soixante ans aprĂšs la dĂ©couverte de l’AmĂ©rique par Christophe Colomb, rĂšgne sur l’Espagne Charles Quint qui convoque une assemblĂ©e sous l’égide du lĂ©gat du Pape, afin de dĂ©battre de la question fondamentale les indigĂšnes indiens, dont elle a colonisĂ© les territoires en AmĂ©rique, ont-ils une Ăąme sont-ils des hommes ? De la rĂ©ponse doit dĂ©couler l'arrĂȘt ou non de l’esclavage dont ils sont alors les victimes. La controverse verra s'affronter le point de vue conservateur du chanoine Juan GinĂ©s de SepĂșlveda et celui humaniste du dominicain BartolomĂ© de Las Casas.

LaControverse de Valladolid Film Complet VF 2016 En Ligne HD Partie 1/10. nelle4777. 10:06. La Controverse de Valladolid (partie 5) Nzwamba. 2:38. controverse de valladolid. borghetto. 0:31. Burkini : Extrait du reportage controversĂ© d’une chaine australienne Ă  Villeneuve Loubet. Le Point . 0:31. Burkini : Extrait du reportage controversĂ©

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Citation La Controverse de Valladolid 1992 DĂ©couvrez une citation La Controverse de Valladolid 1992 - un dicton, une parole, un bon mot, un proverbe, une citation ou phrase La Controverse de Valladolid 1992 issus de livres, discours ou entretiens. Une SĂ©lection de 3 citations et proverbes sur le thĂšme La Controverse de Valladolid 1992. 3 citations > Citation de Jean-Claude CarriĂšre n° 147062 - Ajouter Ă  mon carnet de citations Notez cette citation - Note moyenne sur 489 votesSatan lui aussi est partout. Et il est d'abord en Controverse de Valladolid 1992 de Jean-Claude CarriĂšreRĂ©fĂ©rences de Jean-Claude CarriĂšre - Biographie de Jean-Claude CarriĂšrePlus sur cette citation >> Citation de Jean-Claude CarriĂšre n° 139374 - Ajouter Ă  mon carnet de citations Notez cette citation - Note moyenne sur 477 votesMais pendant des siĂšcles, parlant des musulmans, nous avons dit que leur guerre sainte est une infamie ! Et maintenant nous ferions de mĂȘme ? Aucune guerre ne peut ĂȘtre sainte quand elle entraĂźne le massacre et l' Controverse de Valladolid 1992 de Jean-Claude CarriĂšreRĂ©fĂ©rences de Jean-Claude CarriĂšre - Biographie de Jean-Claude CarriĂšrePlus sur cette citation >> Citation de Jean-Claude CarriĂšre n° 138878 - Ajouter Ă  mon carnet de citations Notez cette citation - Note moyenne sur 476 votes< Page 1/1Votre commentaire sur ces citations Contribuer Citation Age Citation Animal Citation AmitiĂ© Citation Amour Citation Art Citation Avenir Citation BeautĂ© Citation Avoir Citation Bonheur Citation Conscience Citation Couple Citation Confiance Citation Courage Citation Culture Citation DĂ©sir Citation Dieu Citation Education Citation Enfant Citation Espoir Citation Etre Citation Faire Citation Famille Citation Femme Citation Guerre Citation Homme Citation Humour Citation Jeunesse Citation Joie Citation Justice Citation LibertĂ© Citation Mariage Citation MĂ©re Citation Monde Citation Morale Citation Naissance Citation Nature Citation Paix Citation Passion Citation PĂšre Citation Peur Citation Plaisir Citation Politique Citation Raison Citation Religion Citation RĂȘve Citation Richesse Citation Sagesse Citation Savoir Citation Science Citation SĂ©duction Citation SociĂ©tĂ© Citation Souffrance Citation Sport Citation Temps Citation TolĂ©rance Citation Travail Citation VĂ©ritĂ© Citation Vie Citation Vieillesse Citation Voyage ThĂšmes populaires +
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Restitution du dĂ©bat du CafĂ©-philo de Chevilly-Larue 15 fĂ©vrier 2012 BartolomĂ© de las Casas Animateurs Guy Pannetier. Guy Philippon. Danielle Michelle Lalanne. Introduction PrĂ©sentation de l’Ɠuvre Elle paraĂźt en 1992. L’auteur, Jean-Claude CarriĂšre, nĂ© en 1931, est scĂ©nariste et Ă©crivain. Il est l’auteur d’Ɠuvres dont beaucoup seront reprises au cinĂ©ma, comme Les vacances de Monsieur Hulot – Mon oncle – Viva MarĂ­a – Le retour de Martin Guerre
Cette Ɠuvre, La controverse de Valladolid, est tout Ă  la fois un document historique, puisque cette controverse, cet Ă©vĂ©nement, s’est rĂ©ellement dĂ©roulĂ© Ă  Valladolid, et en mĂȘme temps un roman historique, avec des dialogues imaginĂ©s par l’auteur. La mĂȘme annĂ©e, La controverse de Valladolid sort en tĂ©lĂ©film Ă  la tĂ©lĂ©vision. On voit, on sent dĂ©jĂ  tout au long de l’Ɠuvre qu’elle est construite avec une mise en scĂšne, un dĂ©cor pour une dramatique, des personnages puissants. L’objet de cette controverse ou disputation, l’état d’esprit, les conceptions et les valeurs morales d’alors, peuvent nous surprendre. L’auteur lui-mĂȘme dĂ©clare La vĂ©ritĂ© que je cherche n’est pas historique mais dramatique. » Afin de situer l’histoire, pour ceux qui n’auraient eu le temps de lire le livre, en voici le rĂ©sumĂ© Dans un couvent de Valladolid, quelque soixante ans aprĂšs la dĂ©couverte du Nouveau Monde, deux hommes s’affrontent dans un dĂ©bat passionnĂ© les Indiens sont-ils des hommes comme les autres ? Pour le dominicain Las Casas, ardent dĂ©fenseur de la cause indienne, cela ne fait aucun doute les Espagnols, avides de conquĂȘte, ont niĂ© l’évidence, assujettissant et massacrant les indigĂšnes par millions. Face Ă  lui, le philosophe SepĂčlveda affirme que certains peuples sont nĂ©s pour ĂȘtre dominĂ©s. Vont s’affronter alors le droit divin et le prĂ©dĂ©terminisme contre les droits de l’homme. L’empire d’Espagne est devenu l’empire oĂč le soleil ne se couche jamais ». Des Nouvelles Indes arrivent de l’or, de l’argent, des Ă©pices ; c’est la richesse pour beaucoup, mais le roi Charles Quint a des informations sur la maltraitance des indiens qui l’inquiĂštent, et son souci de justice, sa conscience, lui commandent des Ă©claircissements Ă  ce sujet. C’est pourquoi il va dĂ©cider d’arrĂȘter les expĂ©ditions de conquĂȘte et demander ce dĂ©bat Ces grandes disputes oĂč s’établissent durablement les certitudes. » Page 25 Cette disputation devra dire Jusqu’à quel point les guerres indiennes sont justifiĂ©es. » Page 25. Pour chacun de nous, au long de cette lecture, qu’avons-nous ressenti ? Quels sont les passages qui nous ont particuliĂšrement marquĂ©s ? Quels messages pour notre sociĂ©tĂ© aujourd’hui ? DĂ©bat G L’auteur nous dit dans la note de prĂ©face page 9 que la controverse n’a pas eu lieu sous cette forme, en un seul dĂ©bat La controverse est un Ă©vĂ©nement historique. [
] Il n’est pas sĂ»r qu’ils se rencontrĂšrent et dĂ©battirent en public. [
] Las Casas parla longuement au point de fatiguer son auditoire. [
] Les conclusions ne furent jamais officiellement proclamĂ©es. »Par ailleurs, cette Ɠuvre a Ă©tĂ© reprise au théùtre, avec, Ă  un moment donnĂ©, cette forme théùtrale qu’on appelle, la mise en abĂźme »*, telle que la scĂšne des fous.* ReprĂ©sentation d’une Ɠuvre Ă  l’intĂ©rieur d’une Ɠuvre. G La Bible, bien sĂ»r, ne parlait pas des Indiens, mais la malĂ©diction de Cham », suivant certaines exĂ©gĂšses, fera des noirs une race maudite ». Texte biblique Maudit soit Canaan, qu’il soit l’esclave des esclaves de ses frĂšres ». Des interprĂ©tations en feraient des sous-hommes et justifieraient leur utilisation comme esclaves. Des Grecs aux Romains, puis, Ă  leur tour, les Maures, tous feront perdre leur statut Ă  ceux qu’ils vont mettre en est aussi un moyen d’avoir de la main d’Ɠuvre bon marchĂ© ; nous avons aussi nos esclaves. G La controverse, comme il a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© prĂ©cisĂ©, a eu lieu, mĂȘme si ce n’est pas sous cette forme romancĂ©e. Elle a eu lieu dans des couvents et aurait durĂ© deux fois un mois, Ă  une annĂ©e d’intervalle. Apparemment le sujet de la controverse n’était pas de savoir si les Indiens avaient une Ăąme », cela Ă©tait dĂ©jĂ  acquis par la papautĂ©, ce qui justifiait qu’il fallait les Ă©vangĂ©liser. Le rĂ©el sujet Ă©tait y a-t-il des civilisations qui mĂ©ritent d’ĂȘtre Ă©radiquĂ©es ou pas ? Et, pour cela, a-t-on le droit d’utiliser la violence ? Donc, le sujet Ă©tait dĂ©jĂ  autour de l’inĂ©galitĂ© entre les civilisations. Est-ce qu’il y a, est-ce qu’il y avait une civilisation occidentale supĂ©rieure devant s’imposer aux autres ?Lors de son voyage au BrĂ©sil en 2007, le pape Benoit XVI dĂ©clarait L’annonce de JĂ©sus et de son Ă©vangile n’a supposĂ© Ă  aucun moment une aliĂ©nation des cultures prĂ©colombiennes, ni ne fut une imposition d’une culture extĂ©rieure. » Source A ceux qui voudraient ne pas laisser s’éteindre l’hĂ©ritage de ce qui avait prĂ©cĂ©dĂ© la conquĂȘte », le pape exprime mĂȘme une mise en garde inquiĂ©tante qui sent encore le soufre et les fumĂ©es de l’Inquisition. L’utopie de redonner vie aux religions prĂ©colombiennes, les sĂ©parant du Christ et de l’Eglise universelle, ne serait pas un progrĂšs, mais une rĂ©gression. Source Ce qui est plus choquant, c’est la justification qui suit Mais, qu’a signifiĂ© l’acceptation de la foi chrĂ©tienne par les peuples de l’AmĂ©rique latine et de la CaraĂŻbe? Pour eux, cela a signifiĂ©, accueillir le Christ, le Dieu inconnu que leurs ancĂȘtres, sans le rĂ©aliser, cherchaient dans leurs riches traditions religieuses ». Ibid.. La controverse n’est donc pas close de nos jours. G La controverse de Valladolid est d’abord un problĂšme interne Ă  l’Eglise catholique, c’est-Ă -dire que tout qui ce qui est RĂ©forme, Bouddhisme, Orthodoxie, Islam, etc., n’est pas immĂ©diatement concernĂ© et reconnu comme la vraie religion », comme le considĂ©raient les catholiques de l’époque. Il y a toujours eu dans l’Eglise un dĂ©bat entre une logique identitaire avec les tenants des dogmes qui permettent aux gens de se reconnaĂźtre comme faisant partie d’un mĂȘme groupe humain et une logique plus prosĂ©lyte, faite pour l’ouverture, la charitĂ© et la relation avec d’autres, dont les Gentils ». MĂȘme au sein du judaĂŻsme les tendances identitaires et prosĂ©lytes coexistent. Donc, depuis que les religions existent et en particulier dans le christianisme, les deux tendances que l’on voit dans la controverse sont Ă  l’ que j’ai aimĂ© dans ce livre, c’est qu’il y a une quantitĂ© d’arguments pour l’un comme pour l’autre, et un dĂ©bat contradictoire, c’est-Ă -dire que l’un donne son point de vue et l’autre donne le sien. MĂȘme si dans la conclusion on botte un peu en touche », en trouvant des remplaçants aux Indiens dans l’esclavage des Noirs, le dĂ©bat n’est pas nombre de sujets qui sont abordĂ©s dans la controverse est impressionnant. Il y est question des rapports dominants-dominĂ©s, de la dialectique maĂźtre-esclave, des traitements inhumains et dĂ©gradants, de la peine de mort, de la torture, de la soumission les pacifiques doivent ĂȘtre obligatoirement soumis.Le livre repose le problĂšme des fĂ©odalitĂ©s, du catholicisme tout-puissant, de la dĂ©finition de l’homme qu’est-ce que l’homme ? – voir aussi le livre de Vercors Les animaux dĂ©naturĂ©s, du comportement de l’ĂȘtre humain face Ă  la diffĂ©rence, de l’ y est aussi question du profit, de la ruĂ©e vers l’or, de la perversion par les richesses matĂ©rielles. On peut aussi noter cette façon bien connue de rĂ©cupĂ©rer Dieu Dieu est Ă  nos cĂŽtĂ©s » et d’annexer le message chrĂ©tien, alors que s’il y a quelque chose qu’on ne peut pas annexer, c’est bien le message chrĂ©tien. On trouve une accusation de dĂ©mence en cas de dĂ©saccord avec quelqu’un, dans le passage oĂč, Ă  un moment donnĂ©, Las Casas est accusĂ© de folie parce qu’il dit un certain nombre de choses qui ne sont pas religieusement correctes. Une rĂ©flexion sur l’Eglise et le pouvoir temporel de la Couronne est abordĂ©e. On repĂšre aussi un hiatus entre la raison de SepĂčlveda et l’humanitĂ© de Las Casas, la morale et puis la livre me renvoie aussi Ă  quelque chose que j’avais lu dans un autre livre qui s’appelait L’antisĂ©mitisme dans la littĂ©rature populaire » de Marie-France Rouart. On y trouvait tous les arguments de l’antisĂ©mitisme dans la littĂ©rature populaire. En effet, quand on a un adversaire Ă  abattre, c’est toujours avec les mĂȘmes arguments mesquins l’anthropophagie, les sacrifices humains, l’art primitif et frustre, la fornication. Ce sont toujours les mĂȘmes pauvres petits arguments qui font qu’on va dĂ©molir des hommes qui ne sont plus alors des hommes mais des rats », des poux », ou tout ce qu’on veut, mais le mot homme » va disparaĂźtre du vocabulaire. Ensuite, une autre partie sur la dĂ©sespĂ©rance des pauvres m’a plu. A un moment, on dit que, quand l’on prend le pain des pauvres, c’est leur vie qu’on prend. Le pain, c’est leur vie, contrairement aux riches pour qui il y a des tas d’autres solutions, ils n’ont pas que le pain. Pour l’un, c’est le nĂ©cessaire et pour l’autre, le superflu. D’oĂč, une rĂ©flexion sur la pauvretĂ©, qui me fait dire, Ă  l’instar de Jean-Paul Sartre, que quand ça va mal Il ne faut pas dĂ©sespĂ©rer Billancourt. » Le livre pose aussi la question des guerres justes ou pas justes. Il fait rĂ©flĂ©chir sur le danger des certitudes, notamment des hommes d’appareil, que ce soit des catholiques ou autres, car elles se retrouvent partout, dans toutes les religions, tous les partis politiques, toutes les idĂ©ologies, toutes les revendications
 Une chose m’a aussi particuliĂšrement interpellĂ©e, c’est la perversion du discours quand la victime est dĂ©signĂ©e comme coupable, quand la victime est accusĂ©e de s’ĂȘtre mise dans la situation d’ĂȘtre coupable des agressions qu’elle subit ; je trouve cela pervers. Une autre chose est Ă  noter, c’est un moment oĂč on comprend que nous ne sommes pas les pompiers », que nous ne sommes pas lĂ  pour sauver l’univers. Il y a des tas de doctrines qui se veulent universelles, mais il n’y a ni idĂ©ologie, ni peuple qui puisse prĂ©tendre rĂ©soudre tous les problĂšmes de l’univers, comme le pensait cette Eglise de l’Inquisition. Le livre pose aussi la question de la civilisation et de la barbarie, du choc des cultures particuliĂšrement d’actualitĂ© pour nous, et de l’idĂ©e qu’il faudrait sauver les meilleurs, quitte Ă  sacrifier des populations entiĂšres pour que l’élite puisse Ă©merger. Page 249 Sauvons les meilleurs. »Pour toutes ces questions, j’ai beaucoup aimĂ© lire ce livre. G J’ai trouvĂ© que Las Casas Ă©tait en avance de plusieurs siĂšcles. Il nous renvoie aux droits des plus faibles, de la femme, et Ă  la domination possible, cela au-delĂ  des Indiens. Quant Ă  SepĂčlveda, il utilise un langage de technocrate ». J’ai relevĂ© aussi ce passage qui reprend l’idĂ©e que seuls les ĂȘtres humains rient. Mais, devant la reprĂ©sentation théùtrale, les Indiens ne rient pas ; l’auteur nous montre l’absurditĂ© du raisonnement, de cette logique perverse qui cherche Ă  manipuler. G Un regard sur les trois personnages principaux Las Casas BartholomĂ© de, le prĂȘtre dominicain, est celui qui dĂ©fend les Indiens, qui veut qu’ils soient considĂ©rĂ©s comme des ĂȘtres humains Ă  part entiĂšre et que cessent les actions les rendant esclaves des Espagnols, qu’on cesse de les exploiter, de prendre leurs terres, qu’on cesse de vouloir les convertir par l’épĂ©e plus que par la parole. Son attachement Ă  cette cause humanitaire l’anime d’une fougue qui peut ĂȘtre sa faiblesse, car il s’échauffe, ce qui peut servir son adversaire. Lorsqu’il va terminer sa plaidoirie », Las Casas commence par ces paroles qui sont souvent citĂ©es J’ai appris une chose, c’est que la vĂ©ritĂ© s’avance toute seule, fragile, toujours attaquĂ©e par mille ennemis. Le mensonge au contraire a beaucoup d’auxiliaires
 »SepĂčlveda GinĂšs de, dĂ©fini comme le philosophe, est un homme froid sans Ă©motion, qui attend que son adversaire perde son calme. Il n’est jamais allĂ© aux Nouvelles Indes, n’a jamais vu d’Indien de prĂšs. Il dĂ©fend et la doctrine religieuse et les intĂ©rĂȘts des grands d’Espagne et des colons. C’est un spĂ©cialiste de la rhĂ©torique d’alors avec une logique manichĂ©enne, des constructions sophistiques empreintes du discours de l’époque, oĂč la premiĂšre prĂ©misse est toujours biaisĂ©e. Page 61, il dit N’est-il pas Ă©tabli, n’est-il pas parfaitement certain que tous les peuples de la terre, sans exception, ont Ă©tĂ© créés pour ĂȘtre chrĂ©tiens un jour ? ». Comme il ne s’adresse qu’à des moines, la cause est entendue d’office. Cette prĂ©misse acceptĂ©e, tout le reste ne peut ĂȘtre cardinal Salvatore Roncieri, le lĂ©gat du pape, est celui qui dĂ©finit ce que sera le dĂ©bat et celui qui au final jugera. Sa quĂȘte de la vĂ©ritĂ© l’amĂšne parfois Ă  beaucoup de tolĂ©rance. Avant que le roi ne lui fasse savoir par une lettre, il sait dĂ©jĂ , ou pressent, ce qu’il lui faut concilier satisfaire la conscience et satisfaire les intĂ©rĂȘts A la fin de notre dĂ©bat, la dĂ©cision que je prendrai sera ipso facto confirmĂ©e par le Saint pĂšre et deviendra par consĂ©quent irrĂ©vocable ». G Dans l’exposĂ© de Las Casas sur la situation des Indiens, on voit que, pour les conquĂ©rants espagnols, l’Indien ne vaut mĂȘme pas l’animal ; ainsi, page 17 A Cuba par exemple, on Ă©change quatre-vingts individus contre une jument. » Un animal n’a pas d’ñme ; ce sujet revient souvent, mais est abordĂ© diffĂ©remment ; ainsi, page 43 J’ai vu un soldat, en riant, planter sa dague dans le ventre d’un enfant, et cet enfant allait de-ci de-lĂ  en tenant Ă  deux mains ses entrailles qui s’échappaient ». Qu’avez-vous fait ? », lui demandera le cardinal. Je lui ai parlĂ© de Dieu, il est mort dans mes bras ; j’ai voulu sauver son Ăąme, je ne pouvais rien faire d’autre. », va-t-il Ă  SepĂčlveda, finalement, il admettra que les Indiens ont une Ăąme page 174 SepĂčlveda – VoilĂ  pourquoi les vrais chrĂ©tiens se pressent [
] Ă  porter dans les terres nouvelles la parole de vĂ©ritĂ© [
] pour les sauver ! Pour sauver leur Ăąme ! [
] C’est le dominicain qui lĂšve la main dans le silence et qui demande avant mĂȘme qu’on l’y autorise Vous admettez donc qu’ils ont une Ăąme ? SepĂčlveda a changĂ© de tactique et Las Casas se demande oĂč il veut en venir. G Les deux protagonistes Las Casas et SepĂčlveda sont deux hommes d’Eglise. Le premier fait partie d’un ordre monastique ; c’est un dominicain. Le second est un chanoine ; il est plus un homme d’appareil ecclĂ©sial. Ces deux tendances du clergĂ© rĂ©gulier et du clergĂ© sĂ©culier ont toujours cohabitĂ© et dialoguĂ© dans l’Eglise catholique. G Le sujet de la controverse est trĂšs vivant, particuliĂšrement en ce qui concerne les lois qui protĂ©geaient les Indiens tout en laissant les colons les exploiter. Des contradictions existaient entre la loi et la rĂ©alitĂ©. Nous avons lĂ  le rappel du gĂ©nocide* et dĂ©jĂ  l’argument des bienfaits de la colonisation ». C’est la diffĂ©rence aussi entre les hommes de terrain et les hommes dans leurs Ă©glises, loin de la rĂ©alitĂ© du Casas vient Ă  cette controverse avec le dĂ©sir que soient prononcĂ©es des lois pour protĂ©ger les Indiens et en mĂȘme temps nous voyons les colons s’inquiĂ©ter pour leurs possessions.*C’est peut-ĂȘtre le plus grand gĂ©nocide de l’histoire de 25 millions d’indiens dans ces contrĂ©es d’AmĂ©rique lors de l’arrivĂ©e de Christophe Colomb et d’AmĂ©rigo Vespucci, deux cents ans aprĂšs, il n’en restera qu’un million. Source Arte, le 3 fĂ©vrier 2012 Ă  15 h. Mayas, AztĂšques, Incas. G Il y a des enjeux psychologiques et politiques dans cette controverse. Elle fait aujourd’hui rĂ©flĂ©chir sur la persistance des prĂ©jugĂ©s et des idĂ©ologies en divisant le genre humain en catĂ©gories dites infĂ©rieures et en catĂ©gories dites supĂ©rieures. C’est sans doute pourquoi Jean-Claude CarriĂšre a eu le souci de traduire La controverse de Valladolid », d’abord en film, puis en livre, puis en piĂšce de théùtre. Ce qui se joue dans la controverse s’est rĂ©pĂ©tĂ© plusieurs fois dans l’histoire. Vingt siĂšcles avant la controverse, les Grecs appelaient barbares ceux qui ne parlaient pas leur langue ; l’empire chinois pendant des siĂšcles s’est dĂ©fini comme l’Empire du milieu » et rejetait Ă  la pĂ©riphĂ©rie, dans des banlieues », toutes les autres cultures ; au vingtiĂšme siĂšcle l’idĂ©ologie nazie a traitĂ© les juifs comme des non-humains, et enfin plus prĂšs de nous, l’Etat soviĂ©tique, puis l’Etat russe traite les TchĂ©chĂšnes comme des sous-hommes. Ça, c’est une premiĂšre remarque. La deuxiĂšme remarque, c’est la maniĂšre dont la question est posĂ©e. Ce qui traduit le fait pour le pouvoir en place de valider et de dĂ©velopper une idĂ©ologie dominante qui permet de justifier la maltraitance des populations jugĂ©es infĂ©rieures ou reprends en ce sens cette partie du texte, oĂč le lĂ©gat du pape introduit les dĂ©bats Mes chers frĂšres, depuis que par la grĂące de Dieu, le royaume d’Espagne a dĂ©couvert les Indes de l’ouest, que certains appellent dĂ©jĂ  le Nouveau Monde, nous avons vu s’élever un grand nombre de questions difficiles que rien, dans l’histoire, ne laissait prĂ©voir. Une de ces questions qui est de premiĂšre importance, n’a jamais eu de rĂ©ponse claire et complĂšte. [
] Ces terres nouvelles ont des habitants, qui ont Ă©tĂ© vaincus et soumis au nom du vrai Dieu. Cependant, des rumeurs se sont rĂ©pandues en Europe disant que les indigĂšnes de Mexico et des Ăźles de la Nouvelle Espagne ont Ă©tĂ© injustement maltraitĂ©s par les conquĂ©rants espagnols. » Page 36 Plus loin, il poursuit Aujourd’ hui, le Saint PĂšre m’a envoyĂ© jusqu’à vous avec une mission prĂ©cise dĂ©cider, avec votre aide, si ces indigĂšnes sont des ĂȘtres humains achevĂ©s et vĂ©ritables, des crĂ©atures de Dieu et nos frĂšres dans la descendance d’Adam. Ou si au contraire, comme on l’a soutenu, ils sont des ĂȘtres d’une catĂ©gorie distincte, ou mĂȘme les sujets de l’empire du Diable. » Page 37 Donc la dispute commence par cette question du prĂ©lat, question liĂ©e Ă  la colonisation, voulant justifier en argumentant que la maltraitance Ă  l’égard des AmĂ©rindiens est juste. Enfin, il s’agit d’une question politique qui concerne la citĂ©, la citĂ© chrĂ©tienne, transformĂ©e en question finalement, la controverse de Valladolid, quand on la lit, quand on va voir le spectacle, nous fait profondĂ©ment rĂ©flĂ©chir aux questions comme elles sont posĂ©es, pour et dans l’opinion publique, par les reprĂ©sentants du pouvoir. G Il y a les TchĂ©tchĂšnes et aussi les dictatures latino-amĂ©ricaines, car, quel que soit le bord considĂ©rĂ©, on constate des violences et des atteintes aux droits de l’homme. Tous les groupes humains ont leurs pages noires; chacun a Ă©galement sa part obscure. Il n’y a pas les bons et les mauvais, les forts et les un mĂȘme peuple au cours de son histoire peut ĂȘtre ou dominĂ© ou dominant, ce n’est pas inhĂ©rent Ă  une civilisation ou Ă  une certaine culture. Il n’y a pas de systĂšme pervers, il y a des perversions des livre, Ă  partir d’un exemple singulier, Ă©lĂšve le dĂ©bat Ă  sa dimension universelle. G La premiĂšre partie de l’argumentation de la controverse n’est pas contestable ; en revanche, la seconde partie est une rhĂ©torique qui a Ă©tĂ© utilisĂ©e pour relativiser les plus horribles des actions. G On parle de l’Inquisition, du colonialisme et de ses conquĂȘtes, mais il y a peu ou pas de rĂ©flexion sur le traitement des femmes par les groupes humains ; or, ce sont souvent les femmes les premiĂšres victimes des violences et des totalitarismes. A l’époque de la controverse, la question du statut des femmes, et mĂȘme de leur Ăąme, n’est pas abordĂ©e, et elles n’ont pas voix au chapitre. Les protagonistes de la controverse s’adressent Ă  une assemblĂ©e d’hommes, mais tous les ĂȘtres humains ont une Ă©gale importance en tant que tels. G Le poĂšme de Florence Fatras Comme un vol de gerfautsHors du charnier natalComme un vol de gerfautsAutour de l’échafaudFier et occidentalPosĂ© en porte Ă  fauxSur les universauxD’un rĂȘve si brutalMais gouvernementalLa violence est un motUn mot fondamentalQui ne fait pas dĂ©fautHors du charnier natal Hors du charnier natalComme un vol de gerfautsHors du charnier natalJe crois bien c’est fatalLes affaires
 il le fautUn loup de carnavalPour donner son avalJustifier le monceauDe cadavres lĂ©gauxLe festin si banalDe tous les commensauxQui bouffent de l’idĂ©alComme un vol de gerfauts Florence nous rĂ©cite alors le poĂšme qui l’a inspirĂ©e Les conquĂ©rants » de JosĂ© Maria, poĂšme qui fut traduit en français avec le titre » Comme un vol de gerfauts » G J’ai prĂ©fĂ©rĂ© lire le livre avant de voir le film. Je me suis fait dĂ©jĂ  mes images des personnages, du dĂ©cor. Au fur et Ă  mesure de la lecture, compte tenu du style trĂšs organisĂ©, trĂšs structurĂ©, on sent le travail de rĂ©alisateur, on a dĂ©jĂ  les plans. Puis je me laissĂ© guidĂ©e, et je me suis mĂȘme surprise Ă  rĂ©pondre Ă  haute voix Ă  des questions posĂ©es dans le livre, j’étais dans l’action. Et j’ai retenu, qu’en fait, SepĂčlveda est surtout lĂ  pour obtenir l’autorisation de publier un livre* qu’il a Ă©crit.* Democrates alter », livre qui Ă©tait mis Ă  l’Index » et qui justifiait la guerre de conquĂȘte et ce qui en cherche comment dĂ©truire l’argumentation de Las Casas et tout lui est bon, comme Le propre de l’erreur, c’est de se prendre pour la vĂ©ritĂ© » ; ensuite, il en appelle Ă  Aristote dans sa Politique Certaines espĂšces mĂ©ritent d’ĂȘtre des esclaves. » ou L’esclave n’atteint pas Ă  la dignitĂ© humaine, il est un instrument animĂ©, une sorte de machine vivante faite pour exĂ©cuter les ordres du maĂźtre » ; toujours avec cette mĂȘme rĂ©fĂ©rence, il dit 
que la nature n’est pas infaillible dans la distribution des qualitĂ©s. La noblesse peut parfois s’égarer dans un cƓur populaire et la bassesse dans un aristocrate. » Page 88 G De nos jours encore, le PrĂ©sident de la RĂ©publique française a dit Ă  Dakar le 26 juillet 2007 que l’homme africain a toujours eu des difficultĂ©s Ă  entrer dans l’Histoire », ce qui supposerait qu’il y a une bonne Histoire oĂč il faut entrer. On peut penser aux statuts des anciens colonisĂ©s qui sont toujours trĂšs infĂ©rieurs Ă  ceux des anciens colons. Le problĂšme reste liĂ© Ă  la suprĂ©matie supposĂ©e de l’ il y a dĂ©rive quand on pense qu’il y a des individus trĂšs infĂ©rieurs ou trĂšs partir du livre de CarriĂšre, on a affaire Ă  deux visions du monde et Ă  une controverse radicale de l’éthique contemporaine. Les rapports que tous les humanistes doivent vivre ensemble sont une barriĂšre contre les barbaries et on peut rappeler Ă  ce propos les philosophies de Montaigne, Montesquieu, Voltaire, LĂ©vi-Strauss
 G Souvent les religions ont voulu et aujourd’hui encore veulent dominer le monde. Il y a quelques annĂ©es, je me souviens d’avoir vu au Liban des grandes banderoles qui disait Un jour l’Islam dominera le monde »  G Le style L’auteur est Ă©crivain et scĂ©nariste, ce qui n’exclut pas un style clair, plaisant, qui nous met dans l’époque. Les personnages sont bien campĂ©s, dĂ©crits. Des scĂšnes, des rĂ©pliques comportent des messages implicites ; on peut ainsi interprĂ©ter l’incident de la marche de l’escalier cela veut-il nous dire que pour celui qui va trancher, qui va accĂ©der Ă  l’endroit d’oĂč viendra le verdict, et oĂč va ĂȘtre arrĂȘtĂ©e une vĂ©ritĂ©, cette vĂ©ritĂ© est fragile, fragilisĂ©e comme la marche ? Nous avons dans le style une belle figure d’un message une belle passe entre le lĂ©gat du pape et Las Casas Le cardinal s’adressant Ă  Las casas – Si les indigĂšnes sont nos semblables, ils sont aussi des dĂ©mons ?– Pardonnez-moi Eminence, je ne peux pas recevoir cet argument, il est mal cardinal – Et bien ! Redressez-le !– De part et d’autre ils sont des hommes, mais la soif de l’or les a transformĂ©s en dĂ©mons. G Le rythme On sent que les plans sont dĂ©finis et s’enchaĂźnent, ce qui nous faire vivre le dĂ©bat. Au dĂ©but du livre, on a dĂ©jĂ  la scĂšne vivante sous les yeux. Je cite Un jeune moine au regard brillant se tient assis sur un tabouret, prĂšs d’une porte, le dos au mur. Ses mains sont dissimulĂ©es dans ses larges manches. On entend sonner une cloche ; le bruit d’un loquet ; la porte s’ouvre. Le jeune moine se dresse. Un grand claquoir en bois verni jaillit de ses manches. Il le fait claquer, car il est lĂ  pour la salle capitulaire, tous s’immobilisent, se taisent et les regards se tournent vers la porte
 » Avec ce dĂ©but, cette mise en scĂšne, nous sommes nous aussi dans la chapelle, avec les moines, spectateurs et auditeurs, et nous voulons la suite, le fin mot de cette controverse. G La syntaxe Sans trop d’artifice pour faire 16Ăšme siĂšcle, nous trouvons dans le propos toute l’influence, jusqu’à la domination totale, de la pensĂ©e religieuse sur les esprits. Toute la dialectique se rĂ©fĂšre obligatoirement Ă  des postulats indĂ©passables, avec des Ă©noncĂ©s qui peuvent paraĂźtre curieux si on ne connaĂźt pas le vocabulaire de cette religion. Dans les disputations tout au long du Moyen-Ăąge, nous retrouvons lĂ  l’utilisation d’une logique sophistique, basĂ©es sur des syllogismes. C’est le discours spĂ©cieux. Page 128, SepĂčlveda veut faire une dĂ©monstration logique. Il Ă©nonce d’abord – J’énonce d’abord un principe de logique, auquel, je pense, nous devons tous souscrire. [
]De deux chose l’une, et une bien ils sont pareils Ă  nous. Dieu les a créés Ă  son image et rĂ©demptĂ©s par le sang de son fils, et dans ce cas ils n’ont aucune raison de refuser la bien ils sont d’une autre bout d’un moment Las Casas rĂ©agit Ă  ce propos – Mais tout cela n’est qu’un jeu de parole ! Nous mangeons du sophisme ici. On ne peut pas dĂ©cider de leur nature avec des finesses de logicien ! G L’article 1 de la DĂ©claration des droits de l’homme nous dit Tous les ĂȘtres humains naissent et demeurent libres et Ă©gaux en dignitĂ© et en droit. Ils sont douĂ©s de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternitĂ©. » G Pour justifier le fait que les Indiens sont des ĂȘtres infĂ©rieurs, SepĂčlveda Ă©voque les sacrifices humains La preuve de cette barbarie, c’est qu’ils sacrifiaient des hommes Ă  leurs dieux » page 165.Las Casas rĂ©pond Ă  cela [
] Si nous revenions un peu sur nous-mĂȘmes ? Nous tenons la Bible pour un livre sacrĂ©. Et nous y lisons qu’Abraham s’apprĂȘtait Ă  sacrifier son fils Ă  Dieu. [
] La notion de sacrifice est partout prĂ©sente dans les livres sacrĂ©s. Rappelez-vous IphigĂ©nie et tant d’autres, et pourtant nous ne tenons pas les Grecs pour des barbares, j’imagine ? [
] Notre dieu, le vrai Dieu, n’a pas toujours dĂ©testĂ© qu’on lui sacrifiĂąt des vies humaines. » Page 164 G Toutes les civilisations ont pensĂ© ĂȘtre nĂ©es pour dominer, mĂȘme la civilisation chrĂ©tienne, ainsi que le reprĂ©sente une carte postale des fresques de Gargilesse, montrant le Christ avec un glaive entre les dents. G Aristote n’était pas scandalisĂ© par l’esclavage ; il disait en effet Il existe une diffĂ©rence entre les Grecs et les barbares, les premiers sont nĂ©s pour la libertĂ© et les seconds pour l’esclavage. » Les esclaves sont des outils animĂ©s. »Les thĂ©ories d’Aristote, dont celle de l’espĂšce supĂ©rieure, de ceux qui sont nĂ©s pour commander, ceux qui sont nĂ©s pour ĂȘtre esclaves », ce racisme avant la lettre, sont utilisĂ©es par SepĂčlveda, qui s’y rĂ©fĂšre Pour la bonne ordonnance du monde. Il est juste et normal que [
] l’animal obĂ©isse Ă  l’homme, que l’épouse obĂ©isse Ă  l’époux, l’enfant au pĂšre
 » Page 79 Cela nous remet en mĂ©moire que parmi les textes issus des philosophies grecques, puis traduits, nous dit l’Histoire, par des savants arabo-andalous, c’est Aristote qui est en premier retenu et Ă©tudiĂ©. Quand SepĂčlveda en appelle Ă  Aristote pour justifier l’esclavage, Las Casas, intervient vivement Le rĂšgne d’Aristote est aboli. Aristote est un paĂŻen qui brĂ»le dans les feux de l’enfer. [
] La parole d’Aristote Ă©tait une erreur terrible, tyrannique, infernale. Toute la philosophie chrĂ©tienne la condamne. » Avec cette phrase, peut-ĂȘtre s’avance-t-il un peu, car jamais l’Eglise ne reniera Aristote. G Dans ces gĂ©nocides, les hommes ont tuĂ© plus qu’une ethnie. Ils se sont privĂ©s de richesses utiles Ă  toute l’humanitĂ©, comme le montre Las Casas Dans certaines branches de la mĂ©decine, ils Ă©taient en avance sur nous. Ils savaient lutter contre la douleur, au point que nous commençons Ă  leur emprunter la quinine. Ils connaissaient des milliers de remĂšdes, pris des plantes et des rochers. » Page 93 Nous avons Ă  apprendre de toutes les cultures. Le massacre des peuples vivant plus prĂšs de la Nature nous a peut-ĂȘtre Ă©loignĂ©s de cette Nature qui nous fait dĂ©faut aujourd’hui. G Au final, on pense un instant que la cause dĂ©fendue par Las Casas l’a emportĂ©, jusqu’au moment oĂč, vĂ©ritable retournement de situation, le cardinal, accorde en contrepartie aux esclavagistes espagnols, le droit, et de fait le consentement papal, pour l’esclavage des Africains. C’est pour Las Casas comme une victoire Ă  la Pyrrhus, dont on sait, dont on connaĂźt les horreurs qui vont en style manƓuvrier du lĂ©gat du pape se retrouve dans ces propos qui vont clore la controverse – S’il est clair que les Indiens sont nos frĂšres en JĂ©sus-Christ, douĂ©s d’une Ăąme raisonnable comme nous, [
] en revanche il est bien vrai que les habitants des contrĂ©es africaines sont beaucoup plus proches de l’animal. Ces habitants sont noirs. [
] Aristote dirait que comme le veut la nature de l’esclave, ils sont des ĂȘtre totalement privĂ©s de la partie dĂ©libĂ©rative de l’esprit. Page 185 Ces considĂ©rations ne soulĂšvent dans la salle aucun Ă©tonnement marquĂ© ». Plus loin SepĂčlveda enchaĂźne – L’esclavage est une institution ancienne et salutaire, qui rĂ©pond aux classifications de la nature. [
] Les esclaves sont un rĂ©servoir de vie. Leur immense apport, constamment renouvelĂ©, permet la sauvegarde de l’espĂšce humaine de catĂ©gorie supĂ©rieure, la seule qui compte aux yeux du Casas veut dĂ©fendre les Africains, disant qu’eux aussi sont des hommes comme les autres.– FrĂšre BartholomĂ©, dit le cardinal, nous n’allons pas recommencer. Nous ne sommes pas ici pour ça. Allons ! Et se retournant vers l’un des assesseurs – Vous ajouterez un codicille. PrĂ©parez-moi une rĂ©daction. Si le Vatican dĂ©tenait les textes liĂ©s Ă  cette controverse, il serait intĂ©ressant de pouvoir les consulter. On ne peut que recommander le film La controverse de Valladolid », avec trois gĂ©ants » du cinĂ©ma français Jean-Pierre Marielle dans le rĂŽle de Las Casas, Jean-Louis Trintignant dans le rĂŽle de SepĂčlveda et Jean Carmet dans celui du lĂ©gat du pape. Nota bene L’édition retenue Ă  laquelle renvoient les rĂ©fĂ©rences de pagination est l’édition Pocket 1993.
Lacontroverse de Valladolid, Jean-Claude CarriĂšre sur Gens de Confiance. Accueil. Livres, Films & Disques. Annonce exclusive Gens de Confiance. Il y a eu le livre. Il y a eu le film. Huit ans aprĂšs sa diffusion sur le petit Ă©cran, La Controverse de Valladolid resurgit au théùtre. Le texte 1 a Ă©tĂ© en partie remaniĂ© voir l'entretien ci-contre, mais la trame est la mĂȘme la dispute » qui doit trancher dĂ©finitivement la question surgie au lendemain de la dĂ©couverte du Nouveau Monde Les Indiens ont-ils une Ăąme ? »Sous la direction du lĂ©gat du Pape _ imaginĂ© par Jean-Claude CarriĂšre _, deux hommes s'opposent BartolomĂ© de Las Casas, Ă©vĂȘque du Chiapas, et Juan GinĂšs de Sepulveda, chanoine de Cordoue et philosophe humaniste », futur prĂ©cepteur de Philippe II... Le premier dĂ©fend les Indiens ; le second les condamne Ă  n'ĂȘtre qu'esclaves, classĂ©s, selon les thĂ©ories d'Aristote, en sous-catĂ©gorie » de l' peut faire peur. Le sujet tout autant. Transposer un procĂšs sur une scĂšne est rien moins qu'Ă©vident. Le didactisme menace. L'ennui aussi. Quoi de moins spectaculaire qu'un dĂ©bat entre deux hommes _ surtout lorsqu'il s'agit d'un dĂ©bat d'idĂ©es ?Un Ă©change vif, passionnĂ©,charnel mĂȘmeTout l'art de Jacques Lassalle est d'avoir su contourner ces Ă©cueils. Evitant les piĂšges de la pompe figĂ©e du tribunal, il signe une mise en scĂšne Ă  l'Ă©vidence savante, donnant toute sa place au texte sans jamais rien perdre de la vie le dĂ©cor simple de Rudy Sabounghi _ une salle de couvent aux murs gris, quasiment vide comme une chapelle Ă  l'abandon avec son Christ au fond _ ce qui aurait pu n'ĂȘtre qu'abstraction devient Ă©change vif, passionnĂ©, charnel mĂȘme, portĂ© par des comĂ©diens dirigĂ©s par Lassalle avec une science trĂšs belle. Pas d'effets ici, pas de pose. Mais une sincĂ©ritĂ© profonde qui fait toucher au coeur des intimitĂ©s, des doutes, des contradictions. Qu'il s'agisse de Bernard Verley, lĂ©gat honnĂȘte et juste, missionnĂ© par le Pape mais aussi contraint par le pouvoir temporel Charles Quint de refuser aux Noirs, nouveaux esclaves, le statut d'hommes Ă  part entiĂšre qu'il accorde aux Indiens. Qu'il s'agisse de Lambert Wilson, Ă©tonnant Sepulveda, fin et complexe par-delĂ  ses discours abrupts d'ordre, de froide logique, de raison policĂ©e. Qu'il s'agisse, encore, de Jacques Weber, formidable Las Casas, d'une bouleversante humilitĂ©. Dos voĂ»tĂ©, bĂ©ret sur la tĂȘte, fatiguĂ© de trop d'horreurs accumulĂ©es mais toujours prĂȘt Ă  s'emporter, Ă  s' l'alternance des moments de violence le simulacre du meurtre d'un enfant indien devant ses parents et de tendresse pure Las Casas rĂ©confortant ces mĂȘmes Indiens dĂ©semparĂ©s, les phrases rĂ©sonnent avec une acuitĂ© stupĂ©fiante, dĂ©passant le cadre du XVIe siĂšcle. Ici, c'est le lĂ©gat _ comment soigner les Ăąmes en nĂ©gligeant les corps ? » _ ; lĂ , c'est Sepulvada Ă  propos des Indiens _ Ils ne rejettent pas le Christ ; c'est le Christ qui ne veut pas d'eux dans son royaume » _ ; plus loin, c'est Las Casas, Ă©mu de tout un peuple qui agonise au nom du Christ », qui rĂ©clame qu'on les considĂšre comme un miroir », avec d'autres yeux que nos yeux ordinaires ».Le passĂ© rejoint le prĂ©sent jusque dans le regard portĂ© sur l'inconnu, l'Ă©tranger. Les propos du colon » Nicolas Bonnefoy sont rĂ©vĂ©lateurs. On y retrouve tous les thĂšmes du racisme affirmĂ©, aujourd'hui comme hier, sous couvert de bon sens, au nom des rĂšgles Ă©conomiques et des Ă©changes inĂ©gaux. Un bon sens qui triomphe en partie, Ă  la fin de la piĂšce, laissant chacun en Ă©tat de choc. A commencer par les MEREUZEThéùtre de l'Atelier, Ă  Paris rens. Ed. Actes Sud/Papiers, 66 p., 58 F. 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La Controverse de Valladolid est un livre dans lequel Jean-Claude CarriĂšre parle de la situation des indiens d’AmĂ©rique en 1550. A l’époque, un grand dĂ©bat avait eu lieu afin de savoir si les indiens Ă©taient au mĂȘme niveau que la race humaine ou est-ce qu’ils Ă©taient des ĂȘtres infĂ©rieurs. Ce dĂ©bat fait suite au massacre important des indiens d’AmĂ©rique que les Espagnols avaient effectuĂ© Ă  l’époque. Les Ă©vĂ©nements contĂ©s dans La Controverse de Valladolid se dĂ©roulent dans un couvent. Dans une piĂšce, certaines personnes ont Ă©tĂ© rĂ©unies pour dĂ©battre de la situation et du statut qu’il faut donner aux indiens d’AmĂ©rique. On retrouve le frĂšre dominicain BartolomĂ© de Las Casas ainsi que l’historien et thĂ©ologien Juan GinĂšs de SĂ©pulvĂ©da. D’autres personnalitĂ©s importantes comme le lĂ©gat du pape, envoyĂ© de Rome, et le supĂ©rieur du couvent sont prĂ©sentes. Il y’a deux camps. Celui de ceux qui considĂšrent que les indiens d’AmĂ©rique ont une Ăąme et celui de ceux qui soutiennent que les indiens d’AmĂ©rique sont infĂ©rieurs Ă  la race humaine. Il est Ă  noter que cette rencontre a eu lieu Ă  la demande de Charles Quint, qui Ă©tait Ă  l’époque l’empereur des deux mondes, et du Pape Jules III. Le frĂšre dominicain BartolomĂ© de Las Casas dĂ©fend la thĂ©orie selon laquelle les indiens d’AmĂ©rique Ă©taient des crĂ©atures de Dieu. Selon lui, ce sont des ĂȘtres comme les espagnols et possĂšdent des Ăąmes comme tous les ĂȘtres humains. De l’autre cĂŽtĂ©, l’historien et thĂ©ologien Juan GinĂšs de SĂ©pulvĂ©da n’est pas du tout de cet avis. Selon lui, les indiens d’AmĂ©rique ne sont pas des descendants d’Adam et Eve. Il avait mĂȘme Ă©crit un livre oĂč il dĂ©fend sa position. La publication de ce livre dĂ©pend de l’issue du dĂ©bat de la controverse. En effet, si Ă  la fin de la rĂ©union, les indiens d’AmĂ©rique ne sont pas considĂ©rĂ©s comme des enfants de Dieu, le livre sera publiĂ©. Dans le cas contraire, il ne pourra pas ĂȘtre publiĂ©. Dans la Controverse de Valladolid, chacun des participants prend la parole pour dĂ©fendre sa position. C’est Las casas qui intervient le premier. Il parle de la situation des indiens d’AmĂ©rique aprĂšs la colonisation de leurs terres par les espagnols. Il Ă©voque le mauvais traitement qui leur est infligĂ© par les colons. D’aprĂšs ce qu’il a vu, beaucoup d’atrocitĂ©s sont commises sur le peuple amĂ©rindien. Vient le tour de SepĂčlveda qui dĂ©fend sa position contre les indiens d’AmĂ©rique. Dans son discours, il affirme que ces indiens sont des crĂ©atures que Dieu ne reconnaĂźt pas. Pour lui, s’il y’a la guerre, c’est uniquement par la volontĂ© de Dieu. Donc Ă  ses yeux, il s’agit d’une lutte lĂ©gitime. Les deux personnages ont donc soutenu des thĂšses opposĂ©es. Les arguments Ă©voquĂ©s par l’un rĂ©futent les arguments de l’autre. Un fait intĂ©ressant dans ce livre est qu’on retrouve une analyse vraiment approfondie de certains thĂšmes phares. Les indiens Ă©tant au centre de cette controverse, tout ce qui leur tourne autour est analysĂ©. On dĂ©bat de leurs religions, des dieux qu’ils adorent. On aborde aussi leurs potentialitĂ©s artistiques, les types de maisons dans lesquels ils vivent. C’est en quelque sorte une autre maniĂšre de dĂ©couvrir les indiens d’AmĂ©rique Ă  travers le livre de Jean Claude CarriĂšre. Ceci permet Ă  tout le monde de se faire une idĂ©e sur ce peuple un peu mal connu. Si les deux antagonistes avaient des avis diffĂ©rents, ils s’entendaient au moins sur un fait toutes les Ăąmes doivent ĂȘtre sauvĂ©es. Le salut des Ăąmes Ă©tait trĂšs important et primordial aussi bien pour Las Casas que SĂ©pulvĂ©da. Un moment important de la controverse est celui oĂč des indiens sont introduits dans la piĂšce. Ils sont au nombre de quatre. On retrouve une famille de trois personnes le pĂšre, la mĂšre et l’enfant et un jongleur. Ils sont examinĂ©s sous toutes les coutures. On les fait passer par diffĂ©rents tests. Comme s’ils Ă©taient des animaux, on les sent et on les touche . Il est demandĂ© au jongleur de jongler. Des bouffons sont mĂȘme introduits dans la piĂšce afin de voir quel est le degrĂ© d’humour de ces ĂȘtres. Durant tout les temps que les quatre indiens sont prĂ©sents dans la piĂšce, on a cherchĂ© Ă  voir s’ils ressemblaient vĂ©ritablement aux ĂȘtres humains. La dĂ©cision devait revenir au lĂ©gat du Pape. C’est lui qui devait juger si oui ou non les indiens d’AmĂ©rique Ă©taient des enfants de Dieu. Il a Ă©tĂ© envoyĂ© uniquement pour ce but. Les arguments de Las Casas et de SepĂčlveda sont Ă©tudiĂ©s par le lĂ©gat du Pape. L’intervention des indiens d’AmĂ©rique au cours de la controverse, permit au lĂ©gat du Pape de se faire une idĂ©e sur la maniĂšre dont ces indiens vivent. Avant que le lĂ©gat du Pape ne prenne une dĂ©cision, il a Ă©coutĂ© les deux partis. Las Casas ayant Ă©tĂ© lui en Inde a pu donner des exemples de ce qui se passait rĂ©ellement en Inde. Exemples Ă  l’appui, il a montrĂ© de maniĂšre trĂšs rĂ©elle, les atrocitĂ©s commises sur le peuple des indiens. Il a rĂ©ussi Ă  dĂ©mystifier les diffĂ©rentes rumeurs que les gens balançaient sur le peuple indien sans qu’ils ne se soient rendus une seule fois en Inde. SĂ©pulvĂ©da quant Ă  lui, n’ayant pas des exemples concrets s’appuie sur la force qu’il avait d’argumenter et de faire de la rhĂ©torique. TrĂšs calme, il dĂ©fendait sa position. L’un de ses arguments les plus poignants est celui oĂč il montra que les indiens Ă©taient des sauvages parce qu’ils faisaient des sacrifices humains. Si SĂ©pulvĂ©da Ă©tait trĂšs calme et menait de façon posĂ©e son argumentation, Las Casas lui s’emportait de temps en temps. Il coupait parfois la parole Ă  SĂ©pulvĂ©da pour donner des contre-exemples. Durant la controverse, deux styles trĂšs diffĂ©rents se sont opposĂ©s. Finalement, le lĂ©gat du Pape donna sa dĂ©cision. Au nom du Pape ainsi que celui de toute l’Eglise, il dĂ©clara que les indiens Ă©taient des crĂ©atures divines qui possĂ©daient une Ăąme. Ainsi, il est du mĂȘme avis que BartolomĂ© de Las Casas. Les indiens doivent alors ĂȘtre mieux traitĂ©s et leurs conditions doivent s’amĂ©liorer. Mais le lĂ©gat du Pape sait aussi que cette dĂ©cision aura d’énormes rĂ©percussions sur le plan Ă©conomique. En effet, les indiens reprĂ©sentaient pour le peuple espagnol une main d’Ɠuvre intĂ©ressante et peu coĂ»teuse. Vu que les indiens ne peuvent plus ĂȘtre rĂ©duits en esclavage, lĂ© lĂ©gat du pape demande alors Ă  ce que les colons utilisent les esclaves africains. Les africains Ă©taient considĂ©rĂ©s comme ayant moins d’humanitĂ© que les indiens. Ceci permettra aux colons d’avoir toujours une main-d’Ɠuvre Ă  exploiter. Las Casas n’était pas de cet avis. Mais lorsqu’il voulut intervenir une fois encore, on lui signifia que ce n’était pas le sujet de la controverse de Valladolid.

LaControverse de Valladolid. RĂ©alisĂ© par : Jean-Daniel Verhaeghe Avec : Jean-Louis Trintignant Alicia Vikander, streaming, avis Tout sur le film sur Lara Croft; Everything Everywhere All at once; John Wick 4 : un premier teaser explosif et une date de sortie; Justice League : oĂč voir la Snyder Cut et Ă  quel prix ? Vos avis . Notez ce film. goloucat -

SynopsisCastingTitre original La controverse de VallaadolidAnnée de production 1996Pays France Genre Téléfilm - Drame Durée 90 min. Synopsis En 1550, dans un couvent de Valladolid en Espagne, le légat du pape organise un débat en présence d'un représentant de Charles Quint les Indiens du Nouveau Monde sont-ils des hommes comme les autres ? Ont-ils été racheté par le sang du Christ ou bien sont-ils des esclaves nés ? Ont-ils une ùme ? Casting de La controverse de Valladolid Acteurs et actricesJean CarmetLe légat du papeJean-Pierre MarielleLas CasasJean-Louis TrintignantSepulvedaJean-Michel DupuisLe colonClaude LaugierFrÚre AmbrosianoPascal ElsoFrÚre EmilianoScénarioRéalisateur

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